L’Alliance des États du Sahel en péril : le Mali sous influence russe, une menace pour la région

L’Alliance des États du Sahel (AES), présentée comme un rempart contre les menaces extérieures, traverse une crise majeure. Malgré les déclarations officielles prônant l’unité, une note confidentielle des services de renseignement burkinabè révèle une infiltration préoccupante au sein des institutions maliennes. Selon ce document, des réseaux d’influence russes s’immiscent profondément dans les décisions stratégiques du Mali, remettant en cause sa souveraineté.

Une infiltration à haut niveau : des noms qui inquiètent

La note révèle que l’influence russe dépasse le cadre des simples conseillers militaires. Elle touche des personnalités clés au sein de l’État malien, proches du pouvoir ou de l’administration. Parmi les noms cités :

  • Yamoussa Camara, conseiller proche du président Assimi Goïta ;
  • Modibo Maïga et Moussa Diakité, figures de la diplomatie et de l’administration ;
  • Bakari Koré et Harouna Haidara, militaires de haut rang ;
  • Sékou Bolly et le journaliste Issa Cissé, acteurs des médias et des milices.

Cette liste dessine une toile d’araignée autour des institutions maliennes, où les décisions pourraient être dictées par des intérêts extérieurs. Pour le Burkina Faso, cette situation est alarmante : si Bamako est sous influence, la stratégie commune de l’AES pourrait être compromise.

Souveraineté en jeu : le Mali bascule-t-il vers une nouvelle dépendance ?

L’AES a été créée pour rompre avec les anciennes influences occidentales, mais cette quête d’autonomie semble avoir ouvert la porte à de nouveaux acteurs. Le rôle des mercenaires et des conseillers russes suscite des interrogations : les choix politiques et militaires du Mali servent-ils encore les intérêts de la région, ou ceux de Moscou ?

Cette méfiance grandit, notamment au Niger, où l’on observe avec inquiétude cette mainmise étrangère. Les partenaires de l’AES craignent que les décisions maliennes ne reflètent plus les priorités locales, mais bien un agenda géopolitique étranger. Une situation qui fragilise la cohésion de l’alliance.

L’AES peut-elle survivre à ses divisions internes ?

L’avenir de l’Alliance des États du Sahel est aujourd’hui incertain. Comment bâtir une défense commune si l’un de ses membres semble avoir perdu le contrôle de ses propres décisions ? La fuite de cette note révèle une distance croissante entre Bamako et ses partenaires, qui redoutent que l’instabilité ou les choix imposés par la Russie ne s’étendent à toute la région.

La question n’est plus seulement celle de la lutte contre l’insécurité, mais bien celle de la survie même de l’AES. Sans une reprise en main par le Mali de son destin national, l’alliance pourrait s’effondrer aussi rapidement qu’elle a été créée, victime d’une influence étrangère que ses fondateurs promettaient pourtant de combattre.