Benjamin Ngongang dénonce les longs séjours du président camerounais à l’étranger

L’expert camerounais en gouvernance analyse l’impact de l’absentéisme répété du chef de l’État sur la gestion du pays.

Benjamin Ngongang
||3 min de lecture
Commenter

L’absentéisme présidentiel, un sujet de préoccupation nationale

Lors de son passage dans l’émission Canal Presse sur Canal 2 International, Benjamin Ngongang a vivement critiqué l’absence prolongée du président camerounais. Depuis son départ le 7 juin, le chef de l’État cumule déjà 49 jours passés hors du Cameroun, un record qui inquiète jusqu’au sein de la majorité.

« Le président de la République n’est pas élu pour gouverner à l’étranger. Même l’opposition n’a pas à s’en préoccuper autant que les députés de la majorité qui devraient être les premiers à réagir face à une telle situation », a-t-il déclaré lors de l’émission.

Il a ajouté : « Aucun pays au monde ne tolérerait qu’un dirigeant s’absente plus de 30 jours consécutifs, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles. Le Cameroun, une fois de plus, innove en la matière. »

Un débat international sur la gouvernance

Benjamin Ngongang a comparé cette situation à celle d’autres dirigeants confrontés à des crises majeures. « Même le président des États-Unis ou celui de l’Assemblée iranienne, en pleine guerre, ne s’absentent pas 49 jours. Ils interviennent ponctuellement pour des négociations, puis rentrent gérer leur pays », a-t-il souligné.

Pour l’analyste, cette absence prolongée soulève des questions sur la capacité du gouvernement à gérer les défis nationaux en l’absence du président. « Quand le pays attend son chef suprême, c’est pour conclure des accords négociés par des experts. Rester absent aussi longtemps revient à une gouvernance à distance, ce qui n’est pas acceptable », a-t-il conclu.