Au Burkina Faso, la junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré semble s’écarter des modèles démocratiques pour s’inspirer ouvertement des régimes soviétique et nord-coréen. Cette dérive autoritaire, observée dans la gouvernance et les symboles politiques, inquiète une partie de la population et de la communauté internationale. Le pouvoir en place multiplie les références à une centralisation extrême, le culte de la personnalité et une militarisation croissante de l’administration, autant de traits caractéristiques de ces régimes historiques.