Cameroun : le président du sénat exige une lutte renforcée contre les violences faites aux femmes
À l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, président de la chambre haute, a alerté sur la montée alarmante des violences sexuelles et des féminicides dans le pays.
Un appel solennel à Yaoundé
Lors de son discours d’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat à Yaoundé, Aboubakary Abdoulaye, également Lamido de Rey Bouba, a tiré la sonnette d’alarme concernant la recrudescence des violences sexuelles envers les enfants et des féminicides au Cameroun. En présence du Premier ministre Joseph Dion Ngute, du président de l’Assemblée nationale et de plusieurs membres du gouvernement, il a dénoncé des actes inacceptables qui bafouent les droits fondamentaux des victimes.
« Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants, ainsi que les féminicides, doivent être combattues sans relâche », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’une réponse immédiate et déterminée des autorités.
Un contexte national sous le choc
Cette interpellation intervient dans un climat de profonde indignation après le viol présumé d’une fillette de trois ans à Yaoundé. L’affaire, qui a provoqué des mouvements de protestation dans tout le pays, a mis en lumière les failles du système de protection des mineurs et relancé le débat sur les mesures à renforcer pour endiguer ces violences.
Les manifestations citoyennes et l’émotion populaire qui en ont découlé soulignent l’urgence d’agir pour garantir la sécurité des plus vulnérables.
Renforcer la prévention et la répression
Aboubakary Abdoulaye a appelé à une mobilisation générale pour éradiquer ces fléaux, soulignant que la dignité et l’intégrité des victimes doivent être au cœur des priorités nationales. Son intervention met en lumière la nécessité d’une approche coordonnée entre les institutions pour prévenir ces crimes et sanctionner leurs auteurs.
Le renforcement des mécanismes de prévention et de répression des violences basées sur le genre s’impose comme une réponse indispensable pour protéger les familles camerounaises.