Les services de renseignement espagnols ont souligné, dans un rapport récent, l’apport essentiel de la coopération avec le Maroc pour sécuriser l’enclave de Sebta. Selon les analyses, cette collaboration a permis d’éviter à plusieurs reprises des attaques terroristes d’envergure dans la ville, grâce à une vigilance accrue et à l’interception des flux financiers illicites qui alimentent les réseaux jihadistes.
Les données révèlent que Sebta est devenue un point chaud dans la lutte contre le terrorisme international, notamment les groupes inspirés par l’idéologie jihadiste. Plusieurs arrestations ont eu lieu récemment au cœur même de la ville, confirmant l’intérêt des organisations terroristes pour cette zone stratégique. Sa position géographique, à la croisée des chemins entre l’Afrique du Nord et l’Europe, en fait un carrefour particulièrement surveillé par les autorités espagnoles.
Les dernières opérations de démantèlement de cellules terroristes à Sebta ont révélé une menace plus insidieuse et complexe : le terrorisme numérique. Ce mode opératoire moderne utilise internet pour recruter, financer et coordonner des actions à l’échelle mondiale, rendant les enquêtes plus ardues pour les forces de l’ordre.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre 2012 et juin 2026, l’Espagne a mené 458 opérations antiterroristes, aboutissant à l’arrestation de 816 individus liés au jihadisme. Dans le même temps, Sebta a été le théâtre de 19 opérations, avec 40 arrestations. Pour les six premiers mois de 2026, 37 opérations ont été recensées, menant à 68 interpellations.
Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une collaboration étroite entre les services de sécurité espagnols et marocains. Les autorités marocaines jouent un rôle clé dans la surveillance des réseaux terroristes, notamment en traquant les flux financiers suspects et en démantelant les cellules dormantes. Leur intervention constante contribue à renforcer la protection de Sebta, devenue un bastion de la lutte antiterroriste en Méditerranée.