Orange Bank Africa, une institution financière 100% numérique implantée à Abidjan, a officialisé ce jeudi 23 juillet 2026 deux accords stratégiques avec la Société de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises (SGPME). Cette dernière, créée par l’État ivoirien, a pour mission d’accompagner le financement des petites structures économiques locales.
Ces partenariats inédits permettront de débloquer jusqu’à 17 milliards de francs CFA au profit des très petites entreprises, PME et ETI du pays. Parmi ce montant, 4 milliards sont spécifiquement réservés à l’entrepreneuriat féminin, un secteur en plein essor en Côte d’Ivoire.
Audrey Koffi, directrice générale d’Orange Bank Africa, a souligné lors de la cérémonie que « les acteurs qui bâtissent l’économie ivoirienne ont souvent un point commun : l’accès difficile au financement. C’est précisément ce défi que ces conventions viennent adresser. » Elle a rappelé que son institution octroie « environ 20 milliards de crédits chaque mois » et que ce nouveau partenariat renforcera son engagement en faveur des femmes entrepreneures.
« En Côte d’Ivoire, les femmes sont des actrices majeures de l’économie. Nous proposons des lignes de crédit dédiées pour les soutenir », a-t-elle précisé. Grâce à la SGPME, ces financements bénéficieront d’une garantie pouvant atteindre 70%, facilitant ainsi leur obtention par les bénéficiaires.
De son côté, Joëlle Kouassi, directrice générale de la SGPME, a expliqué que « la SGPME joue un rôle clé en se portant garante à hauteur de 50% à 70% des crédits accordés. Notre objectif est de réduire les inégalités d’accès au financement, même si ces montants ne couvrent qu’une partie des besoins. » Elle a également rappelé que son organisme a été créé par l’État pour faciliter le financement des PME.
Ces deux conventions s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à moderniser l’écosystème financier ivoirien. Orange Bank Africa, qui célèbre cette année son sixième anniversaire, mise sur le digital pour démocratiser l’accès aux services bancaires et renforcer l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest.