« Trente ans passés sur les terrains n’ont jamais révélé une blessure aussi sérieuse que celle de Kalidou Koulibaly », a confié Simone Inzaghi, entraîneur d’Al-Hilal, au début du mois d’avril. Ces propos ont ébranlé tout le Sénégal après l’annonce de la grave blessure du défenseur emblématique des Lions de la Teranga lors d’un entraînement. Absent pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations à Rabat le 18 janvier dernier, Koulibaly voit désormais son avenir pour la Coupe du monde 2026 sérieusement compromis.
Cette absence serait un coup dur pour l’équipe de Pape Thiaw, privée du titre continental par un verdict de la CAF en faveur du Maroc. Les Lions devront évoluer dans un groupe particulièrement relevé lors du Mondial. Leur premier défi ? Affronter la France au MetLife Stadium, dans la banlieue de New York, le 16 juin prochain, avant de croiser la Norvège d’Erling Haaland et l’Irak lors des deux autres rencontres de la phase de groupes.
Un capitaine en sursis pour le mondial 2026 ?
Les examens médicaux réalisés en Espagne ont confirmé la gravité de la situation : un hématome sous-cutané et une déchirure musculaire de grade 2 pour Koulibaly, âgé de 34 ans. Selon Sport News Africa, ce type de blessure impose une période de repos de quatre à huit semaines. Le joueur, qui ne rejouera plus de la saison avec Al-Hilal (quatre matchs restants), devra attendre pour retrouver les terrains.
La décision finale reviendra à Pape Thiaw : intégrera-t-il le capitaine dans son effectif de 26 joueurs ? L’expérience de Koulibaly pourrait s’avérer décisive pour l’équipe nationale. Les Lions de la Teranga se retrouveront bientôt pour deux rencontres amicales, face aux États-Unis le 31 mai à Charlotte, puis contre l’Arabie saoudite le 9 juin à San Antonio. En son absence, Moussa Niakhaté et Mamadou Sarr ont formé la charnière centrale lors de la finale contre le Maroc, bien que ce dernier n’évolue plus à Chelsea depuis l’hiver dernier.