Discours fort de Bassirou Diomaye Faye sur l’avenir démocratique du Sénégal

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Bassirou Diomaye Faye lors d'un hommage solennel

Dans un contexte politique particulièrement tendu au Sénégal, les propos tenus par le chef de l’État lors d’une cérémonie officielle ont marqué les esprits. Alors que le pays traverse une période de profondes divisions, Bassirou Diomaye Faye a rappelé, lors d’un hommage rendu à l’ancien président Abdoulaye Wade, que la cohésion nationale doit primer sur les conflits.

« Une querelle, aussi intense soit-elle, ne justifie en rien la fragmentation de la nation qui nous unit », a déclaré le président sénégalais. Il a également souligné que « la démocratie ne se conquiert pas pour en faire un trésor personnel, mais se transmet comme une flamme précieuse, de génération en génération ».

Quelques jours plus tôt, Bassirou Diomaye Faye avait annoncé le limogeage d’Ousmane Sonko, figure majeure de la scène politique sénégalaise, mettant fin à une collaboration de plusieurs années. Cette décision intervient après des mois de tensions croissantes entre les deux hommes, autrefois alliés.

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Ousmane Sonko, devenu président de l’Assemblée nationale le 26 mai, a récemment évoqué une situation de cohabitation avec le président Faye. « Il ne dispose pas de tous les pouvoirs. Il doit redescendre de son piédestal et dialoguer », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

L’adversaire politique n’est pas un ennemi

En rendant hommage à Abdoulaye Wade, qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les valeurs de tolérance et de dialogue chères à l’ancien président. « Vous nous avez enseigné qu’une querelle, même intense, ne doit pas briser l’unité nationale (…), vous nous avez appris que servir la jeunesse était bien plus noble que l’exploiter. »

Accueilli par une foule en liesse au Grand Théâtre de Dakar, le président a été chaleureusement applaudi tout au long de son allocution. Ses remarques, volontairement subtiles, sur la crise politique actuelle et la rupture avec Ousmane Sonko ont suscité de vives réactions.

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« Abdoulaye Wade nous a montré que l’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote qui voit le pays différemment, avec qui il faudra, une fois les divergences résolues, continuer à vivre en paix au Sénégal », a-t-il affirmé. « On peut s’opposer sans se déchirer. »

Le président a enfin salué le legs d’Abdoulaye Wade, soulignant son optimisme inébranlable envers le Sénégal, même face à ceux qui sombrent dans l’amertume et la division.