Le CNES organise un atelier d’excellence pour renforcer les compétences géopolitiques des diplomates burkinabè
À Ouagadougou, le Centre national d’études stratégiques (CNES) a donné le coup d’envoi, ce lundi matin, d’une formation intensive de trois jours destinée aux cadres et experts du Ministère des Affaires Étrangères. Cette session, hébergée dans les locaux du Secrétariat Permanent du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (SP-MAEP) à Ouaga 2000, s’inscrit dans une démarche d’anticipation des enjeux géopolitiques contemporains.

Trente professionnels, dont des ambassadeurs, des conseillers techniques et des analystes stratégiques, participent à cet événement. L’objectif ? renforcer leur capacité à décrypter les mutations rapides du paysage international et à éclairer les choix politiques du pays.
Une formation adaptée aux défis du XXIe siècle
Dans un monde marqué par des rivalités accrues entre puissances et des crises sécuritaires de plus en plus complexes, cette formation vise à outiller les participants avec des méthodes d’analyse prospective. Les thèmes abordés incluent la veille stratégique, l’évaluation des risques et la rédaction de notes opérationnelles.
Le programme alterne cours théoriques et exercices pratiques, permettant aux experts de mettre en application les concepts appris. Une approche concrète pour transformer la gestion des crises en une véritable capacité de prévision.
Les voix des acteurs clés
Pour le Général de brigade Barthélémy Aimé Simporé, Directeur général du CNES, cette initiative s’impose comme une réponse aux « défis sans précédent qui redéfinissent l’équilibre des forces à l’échelle mondiale ». Il insiste sur l’importance de passer d’une logique de réaction à une stratégie proactive.

Du côté du Ministère des Affaires Étrangères, le Directeur de cabinet, Dieudonné Désiré Sougouri, a salué ce partenariat inédit. Il souligne que « les approches traditionnelles ne suffisent plus pour appréhender un environnement géopolitique aussi volatile ». Selon lui, cette formation permettra d’adapter les méthodes de travail aux réalités actuelles et de former des experts capables d’éclairer les décisions stratégiques.

Vers une diplomatie plus réactive et visionnaire
Cette première édition marque un tournant dans la modernisation de l’action diplomatique burkinabè. Les organisateurs prévoient de poursuivre ces sessions pour ancrer ces compétences sur le long terme. Les retombées attendues ? Une meilleure identification des risques émergents et des analyses plus ciblées pour les autorités.

En associant experts en défense et universitaires, cette formation garantit un transfert de connaissances pluridisciplinaires, essentiel pour répondre aux enjeux du moment. Une étape clé pour une diplomatie burkinabè alignée sur les ambitions nationales.