La mi-juillet, tout Libreville tremble face aux échéances des livrables de deux audits sur les finances publiques. Le Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’Etat doit livrer ses conclusions la semaine prochaine sur un stock de dette publique estimé à environ 8,7 milliards FCFA.

De plus, la Task force sur la dette publique a documenté depuis six ans un système de surfacturations et de travaux fictifs qui explique en partie l’explosion de la dette intérieure, multipliée par sept entre 2020 et 2023.

Ces audits sont une convergence de calendriers qui traduit une confiance des marchés sur la trajectoire de transparence engagée par le gouvernement gabonais. Le rapport d’étape de la Task force avait déjà mis en évidence un surcoût de 12 milliards FCFA pour les voiries de Libreville et de surfacturations sur la route Ndjolé-Médouneu.

Les investisseurs attendent donc une réponse claire sur ce qui sera fait des chiffres, et notamment si une vague de poursuites judiciaires contre des décideurs sous le régime d’Ali Bongo est à l’ordre du jour. Le gouvernement gabonais présente ces audits comme un préalable indispensable à l’assainissement des finances publiques.

Le spread souverain gabonais a déjà connu une détente, traduisant ce pari des marchés sur la trajectoire de transparence engagée par le gouvernement.