L’Argentine écrase l’Angleterre en demi-finale et se qualifie pour la finale du Mondial 2026
L’Albiceleste a écrit une nouvelle page de son épopée en s’imposant 2-1 face aux Three Lions dans les dernières minutes du match, au Stade d’Atlanta. Une victoire qui consacre son état d’esprit combatif et son talent offensif, malgré un parcours semé d’embûches.
Un retournement spectaculaire en fin de match
Menés au score après un but d’Anthony Gordon à la 55e minute sur une passe décisive de Morgan Rogers, les Argentins ont réagi avec panache. Enzo Fernández a égalisé à la 85e minute d’une frappe puissante depuis l’extérieur de la surface, plongeant la défense anglaise dans la désolation. Puis, dans les arrêts de jeu de la seconde mi-temps, Lautaro Martínez a scellé le score d’un coup de tête magistral, offrant à son équipe une victoire inespérée.
Les déclarations des acteurs clés
- Lionel Messi : « Nous avons vécu des sensations particulières. Ce n’était pas une victoire comme les autres : c’était celle que le peuple argentin attendait, et celle que nous méritions. »
- Lionel Scaloni : « Ce groupe ne cesse de me surprendre. Les joueurs montrent un courage et une détermination exceptionnels. Le public argentin nous a portés vers ce succès. »
- Lautaro Martínez : « Depuis que mon père m’a offert mes premiers crampons, je rêve d’inscrire un but comme celui-là. Cette équipe est incroyable. »
- Harry Kane : « Je suis déçu pour tout le monde : les joueurs, le staff, les supporters. Nous avons bien joué, mais à ce niveau, mener 1-0 ne suffit pas. »
Un duel chargé d’histoire et de symboles
Cette rencontre entre l’Argentine et l’Angleterre s’inscrit dans une rivalité sportive et historique bien connue. En 1986, lors des quarts de finale du Mondial au Mexique, Diego Maradona avait marqué un doublé légendaire, dont la célèbre « main de Dieu », offrant à l’Argentine une victoire 2-1. Quarante ans plus tard, l’Albiceleste ajoute une nouvelle couche à cette légende en dominant à nouveau les Anglais.
Un geste politique qui fait débat
À l’issue du match, plusieurs joueurs argentins ont déployé une banderole proclamant « les Malouines sont argentines », en référence au conflit territorial opposant les deux pays depuis 1982. Ce geste, bien que symbolique pour une partie des supporters, pourrait contrevenir aux règles de la FIFA interdisant les manifestations politiques lors des compétitions officielles.
Le président argentin, Javier Milei, a rapidement tempéré les ardeurs en déclarant : « Il ne faut pas mélanger le football et les Malouines. La récupération de l’archipel passe par la diplomatie, pas par des démonstrations patriotiques. » Il a salué la victoire comme « une étape glorieuse » pour l’équipe nationale, tout en rappelant les avancées diplomatiques récentes, notamment une résolution de l’ONU contraignant le Royaume-Uni à engager des discussions.
L’Argentine en route vers un nouveau sacre ?
L’Albiceleste, déjà championne du monde en 2022, affronte désormais l’Espagne en finale après le large succès 2-0 des Espagnols face à la France. Une opposition qui promet un match riche en intensité, avec deux équipes au sommet de leur art.
Les Malouines, un contentieux toujours vif
Les îles Malouines (Falkland Islands pour le Royaume-Uni), situées dans l’Atlantique Sud, sont revendiquées par l’Argentine depuis 1833. Le conflit a atteint son paroxysme en 1982 avec une guerre de deux mois, faisant 649 morts côté argentin et 258 côté britannique. Malgré les tensions persistantes, les deux pays maintiennent des relations diplomatiques, même si le sujet reste sensible pour une partie de la population argentine.