Le Gabon a été choisi mardi 2 juin 2026 pour occuper l’un des 21 postes de vice-président de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette désignation marque le retour du pays au sein du bureau directeur de l’organe principal de l’ONU, un honneur qui n’avait plus été accordé à Libreville depuis près de dix ans.

Avec cinq autres nations africaines — le Cap-Vert, l’Égypte, la Guinée-Bissau, l’Érythrée et le Zimbabwe — le Gabon intégrera officiellement le groupe des vice-présidents dès septembre 2026, à l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

En tant que membre du bureau, la délégation gabonaise auprès de l’ONU jouera un rôle central dans l’élaboration et la mise en œuvre de l’agenda législatif international. Cette mission s’inscrit dans le cadre d’une collaboration étroite avec le président élu, Khalilur Rahman, et les autres représentants des États membres.

Parmi les responsabilités qui incomberont au Gabon, figurent la présidence de certaines séances plénières, qu’elles soient ordinaires ou de haut niveau. Le pays sera également chargé de superviser l’agenda de l’ONU et de siéger au sein du Comité général, un organe influent chargé de structurer les débats, d’organiser les votes sur les résolutions mondiales et de définir les priorités institutionnelles.

Cette élection s’aligne sur les ambitions du président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, et reflète l’engagement du Gabon à promouvoir les grands enjeux du continent africain. Le pays s’attachera notamment à défendre les priorités du Groupe africain, telles que le développement durable, la lutte contre le changement climatique et les réformes structurelles de l’ONU.