L’armée nigériane libère 360 otages capturés par Boko Haram dans le Borno
Les forces armées nigérianes ont annoncé dimanche la libération de 360 civils retenus en otage par les factions armées de Boko Haram dans la région montagneuse des monts Mandara, dans le sud de l’État de Borno. Cette opération militaire, menée dans un bastion historique des insurgés, illustre l’intensification des actions contre les groupes djihadistes au Nigeria.
Le communiqué officiel précise que l’intervention s’est déroulée dans une zone réputée pour être un repaire des terroristes, où les enlèvements et les violences se multiplient depuis des années. Parallèlement, les autorités militaires ont révélé qu’une opération conjointe avec les États-Unis, menée le mois dernier, avait permis de neutraliser 175 combattants de l’ISWAP, renforçant ainsi la lutte antiterroriste dans la région.
Le nord-est du Nigeria reste profondément marqué par une crise sécuritaire persistante, alimentée par plus d’une décennie de violence jihadiste. Cette insécurité chronique s’accompagne désormais d’une recrudescence des enlèvements contre rançon et d’une exploitation illégale des ressources minières, aggravant encore la situation des populations locales. Les communautés frontalières, en particulier, subissent de plein fouet les conséquences de cette instabilité.
D’après les estimations des Nations unies, le conflit dans cette partie du pays a déjà fait des milliers de victimes et provoqué le déplacement de plusieurs millions de personnes. Malgré les promesses répétées du président Bola Tinubu visant à rétablir la sécurité, de nombreux observateurs soulignent que les mesures actuelles peinent à protéger efficacement les civils et à restaurer la paix dans ces territoires dévastés.