L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) manifeste sa profonde inquiétude et sa réprobation face à la décision des autorités maliennes d’interdire la commercialisation et la diffusion du magazine Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national.
Cette mesure est perçue par l’UJPLA comme une atteinte flagrante aux principes fondamentaux de la liberté de la presse et de l’expression, ainsi qu’au droit inaliénable des citoyens maliens à une information diversifiée, transparente et indépendante.
Jeune Afrique, un média panafricain de référence, a toujours joué un rôle crucial dans l’animation du débat démocratique et l’analyse des dynamiques politiques, économiques et sociales du continent africain. Son bannissement représente un précédent alarmant et une orientation autoritaire en contradiction avec les engagements internationaux du Mali en matière de respect des droits humains.
L’UJPLA tient à rappeler que la liberté de la presse ne constitue pas un privilège octroyé par les pouvoirs publics, mais bien un droit essentiel et imprescriptible, garanti par les traités internationaux, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
En conséquence, l’UJPLA formule les requêtes suivantes :
- Elle dénonce avec la plus grande fermeté cette décision qu’elle juge arbitraire ;
- Elle exige la levée immédiate de l’interdiction de distribution du magazine Jeune Afrique au Mali ;
- Elle exhorte les autorités maliennes à privilégier la concertation, la clarté et le respect des libertés essentielles ;
- Elle appelle l’ensemble des organisations œuvrant pour les droits humains et la liberté de la presse à se mobiliser contre cette régression des libertés.
L’UJPLA réitère son engagement inébranlable en faveur de la liberté de la presse et de la protection des journalistes partout sur le continent africain.
