La saga du transfert de Mason Greenwood prend une nouvelle tournure alors que l’Olympique de Marseille (OM) cherche à se séparer de son jeune attaquant anglais. Après avoir été annoncé en passe de rejoindre l’AS Roma, le joueur de 22 ans devrait finalement atterrir sur les bords du Bosphore, à Fenerbahçe. Une décision qui suscite des réactions en Italie, où les observateurs s’interrogent sur la fiabilité des négociations.

Mason Greenwood en discussion avec le staff technique de l'OM

Contraint par ses difficultés financières de réduire sa masse salariale, l’OM a dû se résoudre à vendre Greenwood. Le joueur, qui était la priorité du technicien italien Gian Piero Gasperini, devait initialement porter le maillot de la Roma. Mais les choses ont changé, et le club turc est désormais en passe de finaliser l’arrivée de l’international anglais, laissant les supporters italiens dubitatifs.

Un transfert qui laisse des traces en Italie

Les médias italiens ne cachent pas leur amertume face à ce revirement. Roberto Pruzzo, journaliste spécialisé, résume la situation avec une pointe de cynisme : « Greenwood ? Ce genre de négociation finit toujours mal. Personne ne sait vraiment si le joueur souhaitait réellement rejoindre la Roma. Au final, il atterrit à Fenerbahçe, comme si les clubs n’étaient que des places de marché où l’on négocie des joueurs sans tenir compte de leurs envies. »

Son confrère Fernando Orsi enfonce le clou en remettant en cause la crédibilité du joueur : « Le football ne s’arrête pas avec Greenwood. En plus de ne pas être fiable, avec la moitié de cette somme, on peut trouver un profil bien plus adapté à Gasperini. La Coupe du monde représente une vitrine idéale pour dénicher de nouveaux talents. »

L’AS Roma trouve déjà des alternatives

De l’autre côté de la péninsule, on avance déjà des noms pour remplacer Greenwood. Paolo Marcacci évoque notamment Moreira, un joueur dont le profil correspondrait parfaitement à la philosophie de jeu de Gasperini. « Moreira est un excellent élément, capable de s’intégrer dans le système de la Roma. Sa valeur a augmenté grâce à ses performances en Coupe du monde, mais d’autres options existent : Nusa, Garnacho ou encore Tresoldi, qui a brillé en championnat. »

Le journaliste souligne également l’écart salarial entre Greenwood et les réalités budgétaires des clubs italiens. « Son salaire dépasse largement les capacités des équipes de Serie A, surtout si l’on renonce à la Ligue des champions. »