Une scène d’une violence inouïe a secoué la capitale tchadienne, N’Djamena, aux alentours de 17 heures. Près du rond-point Goudjé Barrière, des agents de la police de la circulation s’efforçaient de maîtriser le flux des véhicules pour prévenir des embouteillages massifs, lorsque la situation a dégénéré.

Les premières reconstitutions des faits indiquent qu’un conducteur, au volant d’une Toyota Corolla aux vitres teintées, aurait délibérément tenté de forcer un barrage routier, ignorant les directives des policiers en service. Un agent de la brigade de la circulation est alors intervenu pour tenter de raisonner l’automobiliste et faire respecter les mesures de régulation. Une vive altercation a éclaté entre les deux hommes.

L’individu, identifié comme étant un officier de police en exercice – bien que précédemment relevé de ses fonctions au commissariat du 3e arrondissement – a brusquement sorti une arme de poing. Il aurait d’abord tiré un coup en l’air, avant de diriger son arme vers les policiers présents. Deux agents ont été touchés par balle, l’un d’eux à l’oreille. Selon les informations recueillies auprès des forces de l’ordre, leur pronostic vital ne serait pas engagé.

Durant l’intervention, les policiers sont parvenus à maîtriser l’agresseur et à saisir son arme. Mais avant d’être totalement neutralisé, l’officier aurait également asséné un coup de couteau au front d’un autre policier, l’incident se déroulant toujours devant le rond-point Goudjé Barrière.

Les agents blessés ont été immédiatement transportés vers un établissement de santé pour y recevoir les soins nécessaires. Leur état de santé fait l’objet d’une surveillance attentive, bien que les premières évaluations concernant les victimes par balle se montrent rassurantes.

L’agresseur, une fois menotté, a été conduit dans les locaux de la Police secours, relevant de la Direction générale de la police. Plusieurs policiers ont rapporté qu’il semblait être en état d’ébriété au moment des faits.

Une enquête approfondie a été ouverte afin de clarifier les circonstances exactes de cette agression, qui a semé l’émoi et l’inquiétude parmi les passants et le personnel policier sur place.