Nice joue son avenir en Ligue 1 face à Saint-Étienne dans un match décisif
Avec un barrage retour crucial contre les Verts à l’horizon, les Aiglons évolueront dans un contexte particulièrement agité, entre restrictions préfectorales et absence de joueur clé.
Cette rencontre, programmée vendredi à 20h45, pourrait basculer l’histoire du club niçois. Une défaite ou un match nul condamnerait le Gym à une descente en Ligue 2 pour la première fois depuis 1999, mettant un terme à une saison chaotique. Après un début prometteur flirtant avec la Ligue des champions, l’équipe a enchaîné les contre-performances, s’attirant les foudres de ses supporters.
Le match aller s’est soldé par un nul (0-0), mais l’ambiance autour de cet OM-Lyon-bis est tout sauf sereine. La préfecture des Alpes-Maritimes a imposé un huis clos strict pour le match retour, une mesure exceptionnelle à domicile. Une décision prise après les débordements survenus lors du dernier match à domicile contre Metz, où des supporters avaient envahi la pelouse, causant d’importants dégâts matériels.
Un effectif affaibli et des tensions persistantes
Le club doit composer avec l’absence d’Ali Abdi, latéral tunisien parti rejoindre sa sélection nationale malgré les réticences du Gym. Une décision qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, où des menaces envers le joueur ont été proférées. Officiellement, le joueur a assuré vouloir revenir pour soutenir ses coéquipiers, mais son retour reste incertain.
Autre coup dur pour Nice : la suspension d’Hicham Boudaoui, touché par un protocole commotion. Reste Elye Wahi, l’attaquant ivoirien suspendu mardi mais disponible pour ce match. Frais et déterminé, il a passé ces derniers jours à analyser le jeu défensif stéphanois en compagnie de son staff. Un travail qui pourrait s’avérer décisif.
Les supporters, divisés depuis des mois, comptent sur Wahi pour sauver la mise. Un message clair leur a été lancé après la défaite en finale de Coupe de France face au Racing Club de Lens : « Sauve-nous, on compte sur toi. » Dans ce contexte explosif, le moindre détail pourrait faire basculer le sort des Niçois.