Nouveau comité parlementaire sénégalais : Sonko lance un outil de transparence

Un mécanisme inédit pour traquer le gaspillage des fonds publics et renforcer l’efficacité des politiques gouvernementales au Sénégal.
Le Parlement sénégalais franchit un cap décisif dans la quête de transparence. Une nouvelle structure vient d’être officialisée : le Comité d’évaluation des politiques publiques (CEPP). Cette création, issue de la révision constitutionnelle de 2016, concrétise enfin une volonté ancienne de moderniser le contrôle parlementaire. Son rôle ? Évaluer l’impact réel des dépenses publiques sur la vie quotidienne des citoyens.
Le CEPP ne se limite pas à une simple instance consultative. Il s’agit d’un véritable levier d’audit parlementaire, capable d’analyser en profondeur l’efficacité des investissements étatiques. Les députés disposeront désormais d’un outil puissant pour vérifier la bonne utilisation des fonds publics, garantissant ainsi une gestion plus rigoureuse et responsable des ressources nationales.
Une gouvernance inclusive pour un contrôle équilibré
La légitimité du CEPP repose sur sa composition équilibrée. L’institution intègre toutes les forces politiques de l’Assemblée nationale, reflétant ainsi la diversité du paysage parlementaire sénégalais. Le président de l’Assemblée nationale en assure la présidence, entouré des présidents des groupes parlementaires, des commissions permanentes et des députés non-inscrits. Cette représentativité garantit une évaluation objective et neutre des politiques publiques, à l’abri des pressions partisanes.
Parmi les membres clés figurent également des figures comme Mohamed Sall (premier vice-président) et Djimo Souaré (deuxième vice-président). Béatrice Germaine Faye et Adama Diallo, respectivement première et deuxième secrétaires, assureront la coordination administrative et la rédaction des rapports. Une équipe opérationnelle prête à entrer en action dès les premiers jours.
Sonko aux commandes d’une révolution parlementaire
Lors de la séance inaugurale, le bureau du CEPP a été élu à l’unanimité. Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a naturellement été désigné pour diriger cette instance. Son leadership sera déterminant pour imposer le CEPP comme un acteur incontournable face à l’Exécutif. Son expertise politique et sa connaissance approfondie des enjeux nationaux lui permettront de piloter efficacement les premiers chantiers.
Les priorités sont claires : santé, éducation et économie figurent en tête de liste des secteurs à évaluer. Les citoyens sénégalais attendent avec impatience les premiers bilans, qui devraient révéler des données concrètes sur l’utilisation des ressources publiques. Une avancée majeure pour la démocratie sénégalaise, où la transparence devient enfin une réalité tangible.
