L’OL verrouille sa billetterie pour limiter les risques lors du barrage retour contre Fenerbahçe

Renforcement des mesures de sécurité au Groupama Stadium pour le match Lyon Fenerbahçe
Renforcement des mesures de sécurité au Groupama Stadium pour le barrage retour entre l’OL et Fenerbahçe

Une réunion stratégique s’est tenue aujourd’hui en préfecture de Lyon afin d’harmoniser les dispositifs de sécurité en vue du match retour de Ligue des champions opposant l’OL à Fenerbahçe, prévu le 26 août.

Les autorités redoutent des incidents entre groupes de supporters, notamment en raison de la forte présence de la communauté turque à Lyon et de la réputation à risque de cette confrontation. L’histoire récente entre clubs européens a montré que ces rencontres peuvent dégénérer rapidement.

Une billetterie strictement encadrée

Dès aujourd’hui en fin de matinée, l’Olympique Lyonnais ouvrira sa billetterie exclusively pour ses abonnés. Chaque titulaire d’un abonnement pourra acheter jusqu’à quatre billets à partir de 12 euros, avec une interdiction formelle de revente. Les billets sont traçables et les abonnés encourent des sanctions pénales et la résiliation de leur abonnement en cas de manquement.

Parmi les 26 000 abonnés, certains pourraient être tentés de revendre leurs places à des supporters turcs non encadrés. Le club a donc mis en place ce système de cloisonnement pour limiter les risques et maintenir l’ordre dans les gradins.

À partir de lundi prochain, en fonction des billets restants, la billetterie sera ouverte aux habitués du club. Cette organisation méthodique vise à empêcher les spectateurs ayant acquis récemment des billets pour d’autres matchs de se rendre à cette rencontre à haut risque.

Un précédent qui pèse lourd

En 2017, lors d’un quart de finale de Ligue Europa entre l’OL et Besiktas, des heurts violents avaient éclaté avant même le coup d’envoi. Les projectiles échangés et les interventions des forces de l’ordre avaient marqué les esprits. Plus récemment, en 2024, un match de groupe entre les mêmes équipes avait nécessité des mesures de sécurité exceptionnelles, limitant drastiquement la présence de supporters.