Commissions d’enquête parlementaire : Ousmane Sonko défend leur légalité devant l’Assemblée

Lors de l’ouverture de la session législative exceptionnelle, le président de l’Assemblée nationale a clarifié les règles encadrant les commissions d’enquête. Une réponse directe aux interrogations sur la conformité juridique des six dossiers prévus.
Un rappel du cadre juridique par Ousmane Sonko
Dès les premiers échanges avec les députés, Ousmane Sonko a tenu à lever toute ambiguïté concernant la légalité des commissions d’enquête parlementaires. Dans un discours ferme, il s’est appuyé sur la loi sénégalaise pour justifier leur création : « La législation sénégalaise stipule clairement qu’une commission parlementaire ne peut être constituée si le dossier concerné est déjà soumis à la justice », a-t-il rappelé avec insistance. Pour appuyer ses propos, il a précisé avoir sollicité une validation officielle auprès du ministre de la Justice. « J’ai sollicité son avis et il m’a confirmé, la semaine dernière, que sur les cinq dossiers examinés, aucun n’est bloqué par une procédure judiciaire en cours, à l’exception d’un dossier foncier lié à l’ancien aéroport de Dakar », a-t-il détaillé.
Une session législative sous haute surveillance
Cette déclaration intervient dans un contexte où la session, limitée à quinze jours par la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025, s’annonce particulièrement dense. Au total, onze textes sont au programme de cette première session extraordinaire : deux propositions de loi, trois projets de loi et six demandes de commissions d’enquête. Parmi les sujets retenus figurent des questions sensibles comme la gestion des terres autour de l’ancien aéroport de Dakar, le programme « Un étudiant, un ordinateur », les exonérations fiscales controversées ou encore les conditions d’attribution des licences de pêche.
Les principaux thèmes abordés
- Gestion foncière : Le dossier relatif aux terrains situés près de l’ancien aéroport de Dakar, seul cas où une procédure judiciaire est en cours, selon les précisions apportées par Ousmane Sonko.
- Politique éducative : Le programme « Un étudiant, un ordinateur » fait partie des projets examinés, suscitant de vifs débats sur son efficacité et sa gestion.
- Fiscalité : Les abandons de recettes et exonérations fiscales seront analysés pour évaluer leur impact sur l’économie nationale.
- Secteur halieutique : Les conditions de délivrance des licences de pêche seront passées au crible pour lutter contre les pratiques opaques.
Cette session législative s’annonce donc comme un moment clé pour le contrôle de l’action gouvernementale et la transparence des institutions sénégalaises.
