Paris en liesse : le PSG sacré en Ligue des champions sous les feux d’artifice

Feux d'artifice éclatant devant les forces de l'ordre lors de la célébration du PSG

Entre chants enthousiastes et interventions musclées, la capitale a vibré samedi soir après la victoire du PSG face à Arsenal en finale de Ligue des champions.

Les rues de Paris ont retenti des « Sa-fo-nov ! » lorsque Gabriel a marqué le penalty décisif. Dès les premiers tirs au but réussis, les fumigènes ont commencé à illuminer les Grands Boulevards. Seuls quelques supporters, souvent grands et chanceux, ont pu assister en direct à la séance dans les bars bondés, tandis que les autres se fiaient aux réactions des joueurs après chaque essai.

L’euphorie a laissé place à une pagaille inattendue après l’échec du Brésilien. La foule, prise de panique, a cherché à se protéger du gaz lacrymogène déployé par les forces de l’ordre. Les mouvements de foule se sont multipliés, chacun tentant d’échapper à l’irritation provoquée par les agents irritants.

Un bilan en baisse : 131 interpellations contre 559 l’an dernier

Les festivités se sont poursuivies sur les Champs-Élysées, malgré les contrôles stricts et les fouilles systématiques. Des feux d’artifice et pétards ont été lancés malgré l’interdiction, tandis que les supporters entonnaient « Après tant d’années » et « Et Ousmane Ballon d’Or ». Les charges des CRS pour disperser les rassemblements ont rythmé la soirée, entrecoupée de gaz lacrymogènes.

Ce jeu du chat et de la souris entre les forces de l’ordre et les 20 000 supporters a persisté jusqu’à tard dans la nuit. À 23 heures, la préfecture de Police de Paris dénombrait 131 interpellations et un policier blessé. Un bilan bien moins lourd que celui de 2025, où 559 arrestations avaient été recensées après la victoire contre l’Inter Milan. « Il y a moins de débordements cette fois, c’est vrai. Mais la soirée n’est pas encore finie », confiait un CRS près de la rue du Colisée.

Paris transformée en champ de fête et de tensions

La capitale n’avait pas connu une telle affluence pour un match de football depuis la Coupe du Monde 2018. Dès le matin, des milliers de supporters s’étaient massés dans les rues surchauffées. Les tuniques parisiennes dominaient le paysage, et les conversations ne portaient que sur le match. Certains supporters avouaient préférer suivre la rencontre depuis chez eux : « J’ai pas envie de finir en garde à vue pour rien ! »

Les pétards et mortiers, disponibles à la vente jusqu’à l’heure du coup d’envoi, confirmaient l’ambiance explosive prévue. En fin de soirée, un vieil homme, les yeux irrités par les résidus de gaz, lançait à son voisin : « Je suppose que c’est le PSG qui a gagné. » Indéniablement.