Le ministre Mabouba Diagne saisit la justice pour défendre son honneur face à des allégations infondées
Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a engagé une procédure judiciaire contre plusieurs organes de presse qu’il accuse d’avoir diffusé des informations délibérément trompeuses à son encontre. Ces publications, parues en mai 2026, l’auraient associé à des irrégularités financières dans un rapport de la Cour des comptes relatif à la gestion des subventions agricoles.
Un dépôt de plainte ciblant des articles jugés préjudiciables
Selon les éléments de la requête enregistrée au parquet de Dakar sous le numéro 8815, le ministre dénonce des médias ayant relayé des anomalies présumées dans la gestion du matériel agricole subventionné. Ces articles, publiés à partir du 15 mai 2026, s’appuieraient sur un rapport provisoire de la Cour des comptes de 2025, sans pour autant mentionner explicitement son nom comme responsable.
Mabouba Diagne souligne que certaines de ces publications ont sciemment exploité son image ou sous-entendu une implication personnelle, alors que les faits incriminés précèdent son entrée en fonction. Le ministre conteste toute malversation et considère ces allégations comme une atteinte grave à sa réputation.
Une action en justice motivée par le respect de la vérité
Dans sa plainte, déposée par son avocat Me Khadim Kébé, le ministre s’appuie sur les articles 255 et 258 du Code pénal sénégalais, qui sanctionnent la diffamation et la diffusion de fausses nouvelles. Il exige réparation pour les préjudices moraux et professionnels subis, tout en réaffirmant l’absence de tout lien entre lui et les irrégularités évoquées.
Le rapport de la Cour des comptes, insiste-t-il, ne le cite à aucun moment comme complice ou responsable des dysfonctionnements signalés. Les conventions agricoles concernées, précise-t-il, avaient été signées avant sa nomination, renforçant ainsi l’illégitimité des accusations portées.
Cette initiative judiciaire soulève des débats sur l’équilibre entre liberté de la presse et protection de l’honneur au Sénégal, où la frontière entre information et désinformation devient de plus en plus ténue.