Niamey – La réforme de la fonction publique nigérienne franchit une nouvelle étape majeure. Lors de sa première session ordinaire de 2026, le Conseil consultatif de la Refondation (CCR) a examiné en profondeur les avancées enregistrées dans la modernisation de l’administration. La ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi, a détaillé devant les membres du Conseil, présidés par Dr Mamoudou Harouna Djingarey, les progrès concrets des réformes engagées pour transformer la gestion des ressources humaines de l’État.
Les discussions ont mis en lumière les efforts déployés pour rendre l’administration plus performante, plus transparente et mieux adaptée aux exigences de la Refondation. Plusieurs axes stratégiques ont été présentés, visant à moderniser les services publics et à optimiser leur efficacité.
une administration publique repensée pour plus d’efficacité
La ministre a détaillé les mesures phares mises en œuvre pour restructurer la fonction publique. Parmi elles, l’harmonisation des pratiques administratives, l’amélioration de la gestion des ressources humaines, ainsi que la modernisation des services publics occupent une place centrale. Ces réformes s’inscrivent dans une volonté affirmée d’offrir un service public de qualité, plus réactif et mieux organisé.
Ces transformations visent à répondre aux attentes croissantes des citoyens tout en garantissant une meilleure gouvernance des agents de l’État. L’objectif affiché est de bâtir une administration plus agile, capable de s’adapter aux défis contemporains.
le numérique, levier incontournable de la modernisation
L’un des piliers de cette réforme repose sur la digitalisation des processus administratifs. La ministre a présenté les avancées du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État et de la paie (SIGRHEP), une plateforme conçue pour centraliser et sécuriser la gestion des agents publics. Ce projet ambitieux promet de révolutionner la manière dont l’État gère ses ressources humaines.
Les premiers bilans sont encourageants : plus de 16 500 dossiers d’agents ont déjà été numérisés, tandis que 23 000 dossiers ont été mis à jour. Plusieurs applications métiers ont également été développées pour renforcer l’efficacité des services. À terme, le SIGRHEP assurera la gestion de près de 200 000 agents et sera utilisé par plus de 150 gestionnaires répartis dans tout le pays.
réformes statutaires et outils de performance : les autres leviers de transformation
En parallèle du chantier numérique, plusieurs réformes institutionnelles ont été engagées. L’adoption de nouveaux textes encadrant le statut général de la fonction publique figure parmi les avancées majeures. Par ailleurs, des outils d’évaluation de la performance individuelle ont été introduits, et une stratégie de redéploiement des agents a été déployée dans les zones touchées par les crises récentes.
Le ministère a également poursuivi l’organisation de concours professionnels et de recrutements directs, tout en assurant le suivi rigoureux des carrières des fonctionnaires. Ces mesures visent à renforcer la qualité du service public et à garantir une gestion équitable des ressources humaines.
les défis de la réforme au cœur des débats
Les échanges entre les membres du Conseil consultatif de la Refondation et les représentants gouvernementaux ont permis d’aborder les défis liés à la modernisation administrative, à la gestion des ressources humaines et à l’amélioration des politiques de l’emploi. Ces discussions ont souligné l’importance de poursuivre les efforts pour atteindre les objectifs fixés.
À l’issue de la séance, le Conseil a adopté une motion de félicitations à l’égard du gouvernement pour les avancées réalisées. Ces réformes s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à faire de la modernisation administrative un pilier de la Refondation, avec pour ambition d’améliorer la qualité du service public et de renforcer l’efficacité de l’État.