La revue des Finances publiques 2026 met en lumière des pistes concrètes pour remodeler les politiques budgétaires au Gabon, avec un objectif clair : renforcer la stabilité financière du pays tout en améliorant les services publics pour les Gabonais. Cette analyse stratégique vise à dynamiser l’économie locale et à garantir une répartition plus équitable des ressources.
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points clés de l’analyse budgétaire gabonaise
- performance des recettes fiscales : Sur la période 2014-2024, les recettes fiscales non pétrolières n’ont couvert en moyenne que 10,5 % du PIB. Ce chiffre, inférieur à celui des pays comparables, s’explique par des exonérations fiscales trop généreuses et des difficultés de conformité chez les contribuables.
- dépenses publiques : une enveloppe budgétaire sous-optimisée : En 2023-2024, les dépenses publiques ont franchi la barre des 25 % du PIB. Pourtant, seulement 4 % du PIB a été alloué aux secteurs sociaux — soit bien en deçà de la moyenne africaine (moins de 8 %). Les dépenses productives sont étouffées par les salaires de la fonction publique, les subventions aux carburants et le remboursement de la dette.
- potentiel inexploité des ressources naturelles : Malgré sa position de 4ᵉ producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, de 2ᵉ producteur mondial de manganèse et de leader dans l’exploitation forestière, le Gabon peine à convertir ces atouts en recettes publiques. Les revenus pétroliers par baril restent moins élevés que ceux de ses voisins, et les secteurs minier et forestier sous-performent fiscalement.
- gestion des finances publiques : des failles structurelles : En 2024, 90 % des marchés publics ont été attribués en appels d’offres directs, sans mise en concurrence. Les arriérés de dette atteignaient 3,5 % du PIB fin 2025, tandis que la dette cumulée des entreprises publiques dépassait 8 % du PIB. Ces indicateurs révèlent des lacunes en matière de transparence budgétaire, de gestion de trésorerie et de gouvernance des entreprises d’État.
- secteurs sociaux en crise : Les budgets alloués à la santé, à l’éducation et à la protection sociale restent insuffisants. Le Gabon affiche un ratio de 0,5 médecin pour 1 000 habitants, et moins de 50 % des enseignants du préscolaire disposent d’une formation reconnue. Quant aux dépenses de protection sociale, elles ne représentaient que 0,03 % du PIB en 2024.
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