Sénégal : durcissement du Code pénal, Sonko refuse tout recul sur la loi anti-« actes contre nature »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé devant les députés que la nouvelle législation renforçant la répression des actes contre nature sera appliquée avec la plus grande rigueur. Lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, il a catégoriquement écarté l’hypothèse d’un moratoire, malgré les critiques internationales.

Une loi appliquée sans compromis

Face aux élus du peuple, Ousmane Sonko a réitéré l’engagement du gouvernement à faire respecter strictement la réforme du Code pénal sénégalais. Le texte, promulgué par le président Bassirou Diomaye Faye, modifie l’article 319 de la loi n°65-60 de 1965, introduisant des sanctions plus sévères pour les infractions qualifiées d’actes contre nature.

Selon le Premier ministre, l’effectivité de cette loi est désormais une priorité. Il a rappelé que toute disposition légale, une fois adoptée et promulguée, s’impose à tous, y compris à ceux qui l’ont contestée lors des débats parlementaires.

Des peines alourdies et des nouvelles infractions

La réforme introduit des peines d’emprisonnement allant de cinq à dix ans, accompagnées d’amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA. Elle élargit également le champ des infractions en criminalisant l’apologie et le financement des actes contre nature.

Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de protéger la société sénégalaise, évoquant notamment des enjeux sanitaires comme la lutte contre le VIH. Ousmane Sonko a également souligné que cette loi s’inscrit dans le cadre de la souveraineté législative du Sénégal, rejetant toute ingérence étrangère.

Souveraineté et rejet des critiques

Interpellé sur les réactions venues de plusieurs pays occidentaux, le Premier ministre a réaffirmé que le Sénégal ne tolérerait aucune leçon sur ses choix sociétaux. Il a insisté sur l’autonomie du pays à déterminer ses propres normes, sans ingérence extérieure.

Ousmane Sonko a conclu en écartant définitivement toute possibilité de moratoire, réaffirmant la détermination du gouvernement à appliquer la loi dans toute sa rigueur.