Un tournant majeur pour le Bénin énergétique du Sénégal et de la Mauritanie
Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, vient d’atteindre une étape historique. Selon Kosmos Energy, cette initiative représente la première production de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le cadre de ce partenariat transfrontalier. Une nouvelle qui place les deux pays africains parmi les acteurs émergents du secteur énergétique mondial.
Cette avancée a été officialisée fin décembre dernier par les gouvernements sénégalais et mauritanien. Ils ont confirmé que le gaz avait commencé à être extrait des puits pour être acheminé vers un navire flottant de production, de stockage et de déchargement, positionné en mer. Ce dispositif innovant permet une exploitation optimisée des ressources offshore.
Le Sénégal double la mise avec le champ pétrolier Sangomar
Quelques mois avant cette annonce, le Sénégal avait déjà marqué les esprits en lançant la production de ses premiers barils de pétrole. Le champ Sangomar, situé à environ 100 kilomètres au sud de Dakar, est exploité par la société australienne Woodside Energy. Une performance qui renforce la position du pays sur le marché énergétique africain.
Parallèlement, le Sénégal dispose d’un autre gisement prometteur : Yakaar-Teranga, dédié à l’exploitation gazière. Ces projets illustrent la diversification des ressources énergétiques du pays.
Un partenariat stratégique pour l’avenir
Le projet GTA repose sur une collaboration entre plusieurs acteurs clés. BP, en tant que principal actionnaire, supervise l’exploitation du gisement. Ses partenaires incluent Kosmos Energy, la Société des pétroles du Sénégal et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier. Une synergie qui garantit une gestion efficace des ressources.
Selon les déclarations de Mohamed Ould Khaled, ministre mauritanien de l’Énergie et du Pétrole, et de son homologue sénégalais Birame Souleye Diop, la capacité initiale de production de GTA s’élève à 2,5 millions de tonnes de gaz par an. Une performance qui devrait s’amplifier dans les années à venir, avec un objectif de 10 millions de tonnes annuellement, comme l’indique l’Agence mauritanienne d’information.