Sénégal : l’élection d’ousmane sonko bouleverse l’équilibre politique

Ousmane Sonko, figure politique incontournable du Sénégal, a surpris par sa réactivité en moins de quatre jours après son limogeage de la primature. Le mardi suivant, il s’est imposé comme président de l’Assemblée nationale, une victoire aux allures de rebondissement stratégique. Dans un discours où il a affiché une détermination sans faille, il a balayé toute idée de « blocage » ou de « chaos institutionnel », insistant sur son attachement à un « contrôle strict de l’action gouvernementale ».
« Un limogeage n’est pas une fin en soi » a-t-il lancé, revendiquant une « légitimité populaire » indéniable. Son ambition ? Utiliser pleinement les « leviers de contre-pouvoir » à sa disposition pour veiller à ce que l’exécutif respecte ses promesses, tout en évitant les tensions inutiles.
une cohabitation sous haute tension
Cette élection marque le début d’une cohabitation « inédite » selon les observateurs. Ellimane Haby Kane, politologue et directeur du think tank Legs Africa, souligne que derrière les « manières » affichées par Sonko se cache une volonté de « contrôler l’exécutif ». Le pastef, son parti, dénonce déjà l’absence de consultation sur la nomination du Premier ministre et du gouvernement, un point de friction qui promet de peser sur les prochains mois.
Dès le soir de son élection, un communiqué officiel du pastef a révélé que des discussions étaient engagées avec des membres du parti, avant que des conditions ne soient posées pour une éventuelle participation au gouvernement. La tension est palpable : Sonko ne compte pas laisser l’exécutif agir sans surveillance.