La filiale internationale de Sonelgaz, Sonelgaz-International, poursuit son expansion en Afrique après sa récente réussite au Niger. Un nouveau projet de centrale électrique de 40 mégawatts est en préparation à N’Djamena, capitale du Tchad, marquant ainsi une étape supplémentaire dans la stratégie du groupe algérien.
Un projet d’envergure annoncé par le ministre tchadien
Lors de l’inauguration de la centrale de Gorou Banda à Niamey, le ministre tchadien de l’Énergie et des Énergies renouvelables a officiellement annoncé le lancement imminent d’une centrale électrique de 40 MW à N’Djamena. Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral signé entre l’Algérie et le Tchad en mai 2024.
Le responsable a précisé que la pose de la première pierre de cette infrastructure énergétique interviendra dans les prochains jours, confirmant ainsi l’engagement des deux pays dans ce partenariat stratégique.
Une expertise algérienne en Afrique
Sonelgaz-International a déjà marqué l’histoire avec la mise en service de la centrale de Gorou Banda au Niger, un projet réalisé en un temps record grâce à une logistique exceptionnelle. Le PDG de la filiale, Yazid Djellouli, a souligné que le transport des équipements avait nécessité un « pont aérien » avec plus de vingt rotations assurées par Air Algérie Cargo.
Plus de cinquante experts algériens, ingénieurs et techniciens, ont travaillé sans relâche depuis mars 2024 pour concrétiser cette réalisation. Djellouli a qualifié ce projet de « véritable exploit industriel et logistique », soulignant que cette centrale contribue à augmenter de 20 % la production nationale d’électricité du Niger.
Des projets futurs en Afrique subsaharienne
Le ministre algérien de l’Énergie a révélé que Sonelgaz-International négocie actuellement avec plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique. L’objectif ? Exporter le savoir-faire algérien en matière de production et de gestion énergétique.
Parallèlement, des études sont en cours pour la réhabilitation du réseau électrique nigérien, notamment sur l’axe Niamey-Agadez. Ces travaux pourraient déboucher sur de nouveaux contrats pour le groupe algérien.
Collaboration renforcée entre l’Algérie et le Tchad
Le projet tchadien s’inscrit dans la continuité des accords signés entre Alger et N’Djamena. La centrale de N’Djamena, comme celle du Niger, vise à renforcer l’autonomie énergétique des deux pays tout en consolidant les liens économiques entre l’Algérie et l’Afrique subsaharienne.
Un partenariat gagnant pour le secteur énergétique
La directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi, a salué cette collaboration, la qualifiant d’« expérience exceptionnelle ». Elle a ajouté que cette centrale « entrera dans l’histoire » du secteur énergétique nigérien, tandis que des techniciens locaux bénéficient déjà de formations pour l’exploitation et la maintenance des installations.