La visite officielle du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema en France a pris fin hier soir après une journée aussi dense que symbolique. Au programme : une série de rencontres institutionnelles et culturelles, dont la visite du Palais du Luxembourg, de l’Hôtel de Ville de Paris et de la cathédrale Notre-Dame.
Lors de son passage au Palais du Luxembourg, siège du Sénat français, Brice Clotaire Oligui Nguema a été accueilli avec les plus grands égards réservés aux chefs d’État. Il s’est ensuite entretenu avec le président du Sénat, Gérard Larcher, qui a salué les réformes engagées par les nouvelles autorités de Libreville pour dynamiser le développement économique du Gabon. Les deux hommes se sont accordés sur la nécessité d’ancrer les relations franco-gabonaises dans un dialogue constructif, fondé sur des intérêts partagés et une vision pragmatique.
Ces échanges, qualifiés de ‘’très productifs’’, ont confirmé une volonté commune de redéfinir les liens entre les deux pays. Le président gabonais a ensuite été reçu à l’Hôtel de Ville de Paris par le maire, Emmanuel Grégoire, qui lui a offert un accueil chaleureux. Une rencontre qui a permis d’aborder les pistes de renforcement des échanges entre la capitale française et le Gabon, notamment dans les domaines économique et culturel. Comme avec le président du Sénat, l’accent a été mis sur l’opportunité de bâtir une coopération concrète et mutuellement bénéfique. Avant de quitter les lieux, Brice Clotaire Oligui Nguema a apposé sa signature dans le livre d’or de la mairie.
Plus tôt dans la journée, le président gabonais et sa délégation ont visité la cathédrale Notre-Dame de Paris, un symbole historique de la France. Il a notamment été rappelé que cet édifice, construit entre 1163 et 1345, a été le témoin de moments marquants comme le sacre de Napoléon en 1804. Après avoir frôlé la destruction lors de l’incendie de 2019, la cathédrale a été restaurée et inaugurée en 2025 en présence de nombreux dirigeants internationaux, dont le couple présidentiel gabonais.
Cette visite d’État s’inscrit dans une logique de refondation des relations entre le Gabon et la France. Parmi les sujets phares figurent la rétrocession définitive de la base militaire française à Libreville, ainsi que des engagements concrets pour l’industrialisation locale du manganèse extrait à Moanda, dans la province du Haut-Ogooué. Plusieurs contrats économiques ont été signés pour moderniser les infrastructures et diversifier l’économie gabonaise.
Par son caractère solennel et ses avancées concrètes, cette visite a marqué une étape décisive dans l’histoire des relations franco-gabonaises. Les deux présidents ont réaffirmé leur volonté de faire de cette coopération un levier de développement, dans un contexte international en pleine mutation.