Dans une tribune percutante, l’enseignant et analyste politique Armand Noutack II décrypte les paradoxes d’une société camerounaise qui réclame le changement sans en assumer les fondements.
Une société camerounaise prisonnière de ses contradictions
Armand Noutack II, professeur camerounais, dénonce avec virulence dans une tribune le paradoxe d’une nation qui clame vouloir le changement tout en perpétuant les mêmes schémas de corruption et de non-respect des règles. Pour lui, le problème ne réside pas uniquement dans les dirigeants, mais bien dans chaque citoyen.
Le changement : un mot vide de sens pour beaucoup
« Certains se présentent comme des opposants farouches en journée, mais à minuit ils négocient chez les ministres pour obtenir des marchés publics qu’ils exécuteront mal afin d’engranger des profits substantiels », écrit-il. Cette double posture illustre selon lui l’hypocrisie d’une société où l’intérêt personnel prime systématiquement sur l’intérêt collectif.
L’auteur s’interroge : « Ce système de corruption généralisée a-t-il été conçu par le Président Biya, ou s’y est-il simplement accommodé pour conserver le pouvoir ? » Une question qui révèle l’ampleur d’un mal endémique.
Des exemples concrets de cette hypocrisie sociale
Noutack II multiplie les exemples pour illustrer son propos. Les fonctionnaires qui exfiltrent leurs cartes bancaires vers l’étranger tout en réclamant le départ de Paul Biya en sont un parfait exemple. « Une fois en Occident, il faut les voir sur les réseaux sociaux :