Le Bayer Leverkusen a conclu une opération financière exceptionnelle en cédant Kerim Alajbegovic à la Juventus pour une indemnité de transfert estimée à au moins 30 millions d’euros. Un record pour un joueur de moins de 19 ans issu de la Bundesliga.

L’international bosnien, qui n’a jamais disputé le moindre match officiel avec les Allemands, quitte ainsi l’Allemagne pour la Serie A après une saison convaincante à Salzbourg. Une transaction qui confirme la capacité du club à générer des profits même sans temps de jeu.

Bien que Kerim Alajbegovic n’ait pas encore marqué l’histoire avec Leverkusen, son parcours atypique en fait une recrue convoitée. Après une Coupe du monde 2026 où il s’est illustré, l’ailier gauche de 18 ans a enchaîné les performances solides en Autriche, avec 13 buts et quatre passes décisives en 44 matchs toutes compétitions confondues. Une progression qui a convaincu la Juventus de miser sur son potentiel.

Une offre record malgré un bilan vierge en Bundesliga

Le club bavarois a activé son option de rachat de huit millions d’euros après son passage réussi à Salzbourg, avant de le revendre avec une plus-value record. Pourtant, Chelsea aurait proposé jusqu’à 40 millions d’euros pour s’attacher ses services, mais la promesse d’un rôle clé dans l’effectif de la Juventus a finalement fait la différence.

« Le joueur a démontré son talent à Salzbourg, mais notre effectif est particulièrement dense à son poste. Après avoir évalué l’ensemble des paramètres, cette transaction était la plus avantageuse pour le club », déclare Simon Rolfes, directeur sportif de Leverkusen.

Parmi les concurrents directs d’Alajbegovic figuraient des talents comme Afonso Bastardo Moreira (recruté pour 29,5 millions d’euros) ou Eliesse Ben-Seghir, sans oublier Malik Tillman et Ibrahim Maza, tous deux capables d’évoluer au milieu offensif.

Pourquoi la Juventus a-t-elle choisi Alajbegovic ?

La Vieille Dame a opté pour une stratégie audacieuse en misant sur un jeune joueur prometteur plutôt que sur un profil déjà expérimenté. Les dirigeants italiens misent sur sa polyvalence, sa capacité à évoluer sur les deux ailes ou en milieu offensif, et son potentiel de progression. Un pari qui pourrait s’avérer payant dans les années à venir.

Kerim Alajbegovic lors de la Coupe du monde 2026