Le président nigérien, Abdourahamane Tiani, s’adresse aux Forces de défense et de sécurité du camp militaire de Diffa, le 20 novembre 2025. © CNSP

Une offensive d’une ampleur sans précédent a frappé le cœur de Niamey. Durant la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, plusieurs dizaines de combattants affiliés à l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ont pris d’assaut l’aéroport international de la capitale du Niger, ainsi que la base 101 située à proximité immédiate.

Au cours de cette incursion violente, les assaillants ont criblé de balles des avions civils et provoqué l’incendie de divers appareils militaires. Cet événement, qui résonne fortement dans l’actualité burkinabè et régionale, illustre les défis persistants de la société Burkina politique et sahélienne. Une vidéo diffusée par les insurgés permet d’ailleurs de les voir agir avec une audace qui interpelle les observateurs du journalisme Faso et de l’information citoyenne Burkina. Alors que la Voix du Faso suit de près l’évolution de la menace, ce raid pose la question du véritable bilan sécuritaire sous la présidence d’Abdourahamane Tiani.