Forum africain de l’eau 2026 : l’eau au cœur des enjeux stratégiques du continent
N’Djamena, 15 juillet 2026 — Une rencontre historique s’est ouverte aujourd’hui dans la capitale tchadienne. Sous le thème « De la vision à l’action », le Forum africain de l’eau rassemble les plus hauts responsables du continent pour aborder un enjeu devenu central : l’accès à l’eau comme pilier du développement et de la souveraineté africaine.
Le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, accueilli à l’aéroport international Hassan Djamous par le Premier ministre tchadien et la Consule générale du Gabon à N’Djamena, a marqué l’importance de cette édition. L’ambition ? Passer des discours aux réalisations concrètes pour offrir à des millions d’Africains un accès pérenne à une eau potable et à des infrastructures d’assainissement modernes.
L’eau, nouvelle frontière de la puissance africaine
Longtemps reléguée au rang de simple enjeu social ou sanitaire, la gestion de l’eau s’impose désormais comme un défi géopolitique majeur. Bien que l’Afrique détienne près de 9% des ressources mondiales en eau douce, le continent reste confronté à une réalité paradoxale : des centaines de millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau sûre. Ce constat interroge la capacité des nations à assurer leur développement, leur sécurité alimentaire et leur stabilité.
Les experts s’accordent à dire que les conflits futurs ne porteront plus uniquement sur les ressources pétrolières ou minières, mais aussi sur le contrôle et la préservation des ressources hydriques. Dans ce contexte, le Forum africain de l’eau dépasse le cadre d’une simple rencontre sectorielle pour devenir un laboratoire de la sécurité africaine de demain.
Le Gabon s’engage dans une dynamique régionale
La participation du Chef de l’État gabonais s’inscrit dans la continuité des réformes engagées pour moderniser les infrastructures hydrauliques du pays. Malgré un potentiel hydrique important, le Gabon fait face à des défis similaires à ceux de nombreux États africains : urbanisation galopante, pression démographique et besoins croissants en investissements. À N’Djamena, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé la volonté de son pays de contribuer à une approche continentale coordonnée.
Le partage d’expériences, la mobilisation des financements internationaux et le développement de partenariats techniques sont désormais des leviers essentiels pour accélérer la transformation des systèmes hydrauliques africains. Le Groupe de la Banque mondiale, coorganisateur du forum, mise sur cette dynamique pour lever les fonds nécessaires à la réalisation de projets estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars chaque année.
Transformer les engagements en infrastructures tangibles
Le thème de cette édition n’est pas anodin. Pendant des décennies, les diagnostics et les stratégies sur les besoins en eau de l’Afrique ont été établis. Pourtant, le véritable défi réside dans leur concrétisation. Barrages, réseaux de distribution, stations de traitement et technologies innovantes doivent désormais devenir les piliers d’une nouvelle économie de l’eau sur le continent.
En prenant part à ce sommet, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé l’engagement du Gabon en faveur d’une coopération africaine renforcée sur les questions hydriques. Car au-delà des débats techniques et des mécanismes financiers, c’est la prospérité collective, la stabilité sociale et la souveraineté durable des générations futures qui sont en jeu.