Le dialogue de partenariat stratégique entre le Gabon et l’Union européenne a officiellement lancé sa session 2026 lors d’une cérémonie d’ouverture organisée au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Présidée par le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des assises de 2024 et reflète une volonté commune de renforcer les relations bilatérales.
Dans un contexte marqué par l’institutionnalisation de la Ve République, issue de l’élection présidentielle d’avril 2025, Libreville ambitionne de consolider sa stabilité politique tout en promouvant un modèle de coopération axé sur le co-investissement durable. Les échanges, réunissant les ambassadeurs européens et les membres du gouvernement gabonais, ont couvert plusieurs thématiques clés : réformes politiques, perspectives économiques, gouvernance, environnement ainsi que la coopération régionale et multilatérale.
« La phase de transition est désormais derrière nous. Depuis l’élection de 2025, le Gabon a engagé une dynamique institutionnelle ambitieuse pour bâtir la Ve République », a affirmé Hermann Immongault. Il a précisé que « l’objectif est de transformer progressivement la relation avec l’Union européenne, en passant d’un modèle basé sur l’aide et l’accompagnement à un partenariat économique structurant ». Ce nouveau cadre repose sur l’investissement, la création de valeur locale, le transfert de compétences et le développement du capital humain. L’Accord de Samoa sert désormais de référence pour cette coopération rénovée.
Un partenariat économique et écologique en mutation
Lors de son intervention, le Vice-président a souligné l’importance stratégique de la protection du patrimoine naturel gabonais, un enjeu à la fois national et mondial. « La préservation de notre richesse écologique n’est pas une simple politique intérieure. Elle représente un défi global qui nécessite une reconnaissance accrue des efforts des pays engagés dans cette voie », a-t-il déclaré. Il a appelé à la mise en place de mécanismes internationaux de financement pour la transition écologique, afin de concilier croissance économique, industrialisation et respect de l’environnement. Parallèlement, le Gabon a réaffirmé son engagement en faveur du multilatéralisme, de la stabilité en Afrique centrale et de la sécurisation du Golfe de Guinée.
De son côté, Cécile Abadie, ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, a salué la qualité du dialogue engagé entre les deux parties. Elle a insisté sur la nécessité d’« adapter les outils de coopération » pour répondre aux nouvelles priorités communes. « Nous aspirons à un partenariat renouvelé, équilibré et axé sur des résultats concrets », a-t-elle souligné. La diplomate européenne a également réaffirmé la volonté de l’UE d’accompagner le Gabon dans cette transition, en privilégiant les investissements, les réformes et une coopération mutuellement bénéfique.