La décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) de réattribuer le titre de la CAN 2025 au Maroc, initialement remporté par le Sénégal, a provoqué une onde de choc majeure. Cette affaire a plongé le football africain dans une profonde crise de confiance, suscitant une vague de condamnations unanimes de la part des clubs, des experts et des médias internationaux.

La réaction face à cette résolution de la CAF ne cesse de s’intensifier. Le quotidien sportif espagnol AS rapporte que le Pharco FC, une équipe égyptienne, a déclaré un boycott indéfini de toutes les compétitions sous l’égide de la CAF. Le club dénonce une décision jugée « inéquitable, politiquement orientée et en totale opposition avec les valeurs du fair-play » à l’encontre du Sénégal.
Au-delà du Pharco FC, plusieurs formations de premier plan en Égypte et en Algérie ont manifesté leur solidarité avec le Sénégal, considérant sérieusement un éventuel retrait des tournois continentaux. Des géants du football africain, tels que les Mamelodi Sundowns d’Afrique du Sud et le Simba SC de Tanzanie, ont fustigé cette sentence, la qualifiant de « scandaleuse » et redoutant qu’elle n’instaure un précédent périlleux pour l’avenir du football sur le continent.
Initialement, la CAF avait statué que le Sénégal avait subi une défaite par forfait de 0-3 lors de la finale de la CAN 2025 face au Maroc. La raison invoquée était une infraction au règlement, le Sénégal ayant quitté le terrain en signe de protestation après l’octroi d’un penalty au Maroc en fin de match.
L’aspect le plus litigieux de cette affaire réside dans le fait que la rencontre a repris après une interruption d’une dizaine de minutes. L’équipe sénégalaise était alors retournée sur la pelouse, parvenant à maintenir son avance de 1-0 après les prolongations, grâce à une réalisation de Pape Gueye. Les Lions de la Teranga avaient même brandi le trophée à Rabat, le 18 janvier.
Cependant, à la suite d’une contestation officielle déposée par le Maroc, la CAF a procédé à une révision surprenante du score, déclarant le Maroc vainqueur par 3 buts à 0 et lui octroyant le titre de champion.
Cette annonce a instantanément déclenché une vague d’indignation au sein de la communauté footballistique mondiale. Le prestigieux journal L’Équipe a décrit cette décision comme l’une des plus « étranges et sujettes à controverse » de l’histoire contemporaine du football. De son côté, The Athletic a souligné l’absence de tout précédent similaire dans l’histoire des compétitions continentales.
Plusieurs analystes sportifs ont également exprimé des doutes quant à la légitimité de cette détermination. Ils ont argumenté que si une faute grave avait réellement été commise par le Sénégal, l’arbitre et les officiels auraient dû interrompre la partie ou prononcer un forfait sur-le-champ, plutôt que d’attendre la conclusion du match pour altérer le résultat suite à la réclamation marocaine.
La Fédération sénégalaise de football a, quant à elle, réaffirmé sa volonté de contester cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) et la FIFA. Des sources médiatiques africaines ont même évoqué la possibilité que l’équipe nationale du Sénégal se retire purement et simplement des tournois organisés par la CAF, estimant être victime d’un traitement inéquitable.
Cet événement porte un coup sévère à la réputation du football africain, d’autant que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) représente le summum des compétitions inter-nations sur le continent. Beaucoup redoutent qu’une prolongation de cette crise n’entame durablement le prestige et l’attractivité des tournois de la CAF pour les saisons à venir.