Une participation stratégique de la Côte d’Ivoire aux Nations Unies

La Côte d’Ivoire marque de son empreinte la scène diplomatique en s’impliquant activement dans la seconde session du Forum international d’examen des migrations (FEMI). Réunie au siège des Nations Unies à New York, la délégation ivoirienne a réitéré sa volonté de bâtir une gestion migratoire centrée sur le respect de la dignité humaine et les principes du développement durable.

Ce sommet mondial sert de plateforme pour évaluer les avancées du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, un accord historique validé en 2018 à Marrakech. Plusieurs nations y partagent leurs solutions face aux enjeux complexes de la mobilité humaine contemporaine.

Des réformes concrètes pour une mobilité encadrée

Sous l’égide du Dr Hinin Moustapha, Directeur général de l’Office National de la Population (ONP) et représentant du ministre Souleymane Diarrassouba, le pays a exposé ses réussites majeures. L’accent a été mis sur la modernisation des outils statistiques, la réduction des vulnérabilités et le renforcement de la coopération internationale.

Pour la Côte d’Ivoire, la maîtrise des flux passe par une connaissance fine des réalités du terrain. C’est dans cette optique qu’une enquête nationale d’envergure est prévue pour 2025. Ce projet ambitieux vise à transformer le pays en un pôle d’excellence africain en matière de collecte et d’analyse de données migratoires, permettant ainsi d’orienter les politiques publiques avec précision.

Protection, inclusion et solidarité internationale

Au-delà de l’aspect technique, Abidjan privilégie une approche profondément sociale. Le renforcement des structures d’accueil et de réintégration, soutenu par des politiques inclusives, témoigne d’un engagement fort pour protéger les droits des migrants. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation sont menées pour éradiquer les discriminations et favoriser une société plus harmonieuse.

La position ivoirienne à New York est claire : la gestion des migrations nécessite une responsabilité partagée. La coopération entre les nations de départ, de transit et d’accueil est indispensable pour transformer les défis en opportunités. Plutôt que de voir la migration sous un angle uniquement sécuritaire, la Côte d’Ivoire la considère désormais comme un moteur de dynamisme économique et culturel, fidèle à sa tradition d’hospitalité.