Après plus d’un an de tensions diplomatiques, l’Algérie et le Mali renouent officiellement leurs liens. Les deux nations ont procédé au rappel mutuel de leurs ambassadeurs et ont également rouvert leurs espaces aériens respectifs, marquant ainsi une étape significative vers la normalisation de leurs relations bilatérales.

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a confirmé le retour de l’ambassadeur de son pays à Bamako. Cette annonce intervient juste après la décision d’Alger de lever toutes les restrictions sur son espace aérien pour les aéronefs civils et militaires en provenance et à destination du Mali, son voisin méridional.

De son côté, le gouvernement militaire malien, par la voix de son porte-parole, a affirmé avoir pris des mesures de réciprocité immédiates, signalant une volonté partagée de désamorcer la crise.

La dégradation des relations entre l’Algérie et le Mali avait débuté en avril de l’année précédente. La crise était survenue suite à un incident où l’Algérie avait affirmé avoir intercepté et abattu un drone de surveillance malien, accusé d’avoir violé son espace aérien. Bamako, pour sa part, avait contesté cette version des faits, assurant que l’appareil avait été intercepté à l’intérieur de ses propres frontières.

Cette période de discorde entre l’Algérie et le Mali avait eu des répercussions sur la stabilité régionale, notamment au Sahel. Le Mali est un acteur clé de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger. En signe de soutien et de solidarité avec Bamako, Ouagadougou et Niamey avaient également rappelé leurs ambassadeurs en Algérie en avril dernier, soulignant l’interconnexion des dynamiques diplomatiques dans la région.