An aerial view of a heard of African elephants in the Wonga Wongue presidential reserve, Gabon. The Wildlife Crime Story - from Africa to Asia: Sudanese Janjaweed militiamen believed to be responsible for the massacre of hundreds of elephants earlier this year are on the move again in Central Africa. Intelligence sources say they are headed back to Cameroon with the intent to shoot more elephants for their valuable ivory tusks. This time, however, Cameroon's special forces will be waiting at the border. Governments like Cameroon are becoming increasingly alarmed by the use of wildlife trafficking as a source of funding for insurgents. Rebel groups, drug syndicates and even terrorist networks have seen an opportunity to profit from what has until now been a low risk, high reward criminal enterprise. Populations of rare animals like elephants, tigers and rhinos are plummeting as a result. The products sourced from this bloody business are nearly unrecognizable on the other end of the trade chain where they are being sold in up-scale, air conditioned Asian boutiques. Intricate carvings, jewelry and medical tonics made from endangered species are becoming more and more popular in places like China, Thailand and Vietnam. Economic success has thrust swaths of people in to the middle class, and many have come with the desire to possess things that used to be out of reach to all but the highest elites. Although they are illegal, they are easily obtainable by anyone with internet access and a big enough bank account. Consumers of illegal wildlife products may not know that their money is being used by militias to purchase guns and bribe government officials. Militias like the one run by a man called 'Morgan' who led an attack on a wildlife refuge in Democratic Republic of the Congo in June. Morgan's crew shot dead seven people and took others as hostages and sex slaves. The destruction brought about by illegal wildlife trade has its roots in Asian demand. But poaching is ab

Libreville — Dans un contexte où l’urgence climatique redéfinit les trajectoires économiques, le Gabon s’engage dans une transformation majeure de sa stratégie de conservation. Le pays a entamé les démarches pour obtenir la certification FSC pour l’ensemble de ses treize parcs nationaux.

Cette volonté, portée par l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), ambitionne de positionner le réseau d’aires protégées gabonais comme une référence absolue en matière de gouvernance. Il s’agit de prouver qu’il est possible de lier la sauvegarde de la nature à une économie résiliente, tout en captant des capitaux écologiques.

La certification comme gage de transparence

Une session de travail a récemment réuni les experts du Forest Stewardship Council (FSC) Afrique et les consultants chargés du projet. Cette rencontre visait à accorder les violons sur les exigences internationales et à définir les étapes opérationnelles du déploiement sur le terrain.

Si le label FSC est historiquement lié à l’exploitation forestière, son application aux zones protégées envoie un signal fort aux marchés mondiaux. Ce processus impose des standards stricts de transparence, de respect des populations locales et de gestion rigoureuse des ressources. Pour le Gabon, c’est un levier de crédibilité indispensable pour attirer des partenaires financiers attentifs aux critères environnementaux et sociaux.

Valoriser le patrimoine naturel et les services écosystémiques

Le domaine des parcs nationaux représente environ 11 % du territoire du Gabon. Ces sanctuaires abritent une faune exceptionnelle, notamment des gorilles et des éléphants de forêt, ainsi qu’une flore d’une richesse unique. L’enjeu n’est plus seulement de sanctuariser ces espaces, mais de les intégrer dans une dynamique de création de valeur.

Les échanges avec le FSC Afrique soulignent l’importance des « services écosystémiques ». Cette approche valorise les bénéfices concrets générés par la nature : stockage du carbone, régulation des cycles de l’eau et potentiel de l’écotourisme. En certifiant ces zones, le pays se dote d’un outil précieux pour accéder aux nouveaux mécanismes de financement climatique.

Une diplomatie environnementale à l’échelle du continent

En lançant ce chantier pour ses treize parcs, le Gabon affirme son leadership en Afrique. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de moderniser la gestion des ressources naturelles pour répondre aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

Ce partenariat stratégique entre l’ANPN et le FSC marque l’avènement d’un nouveau modèle de gestion, plus efficace et plus attractif pour les investisseurs internationaux. Dans un monde où la biodiversité devient un actif géopolitique, le Gabon mise sur l’excellence environnementale pour faire de sa nature un moteur de développement durable et d’influence diplomatique.