L’alliance militaire entre le Mali et les forces russes est passée au crible. Après le retrait du groupe Wagner, c’est désormais l’Africa Corps qui assure la mission de lutte contre la menace jihadiste sur le territoire malien. Ce partenariat stratégique a déjà engendré une dépense colossale de près d’un milliard de dollars pour la junte de Bamako, avec des performances qui restent à démontrer pleinement sur le terrain. Une enquête approfondie révèle les enjeux financiers et opérationnels de cette transition.
Un symbole frappant de cette présence russe à Bamako est l’édification d’une petite chapelle orthodoxe, entourée de sacs de sable. Cette structure modeste, faite de tuiles et de tôle, a été érigée par les soldats de l’Africa Corps pour finaliser l’aménagement de leur base militaire dans la capitale malienne. Plus qu’un simple bâtiment, elle incarne leur enracinement au Mali, un pays où ils ont pris le relais du controversé groupe Wagner il y a environ sept mois. À l’intérieur de cet édifice, on ne trouve pas de sièges, mais…