Le Maroc, un partenaire clé dans la gestion des migrations en Méditerranée

Un modèle à suivre pour la stabilité régionale

Lors d’une intervention récente depuis Washington, l’expert maroco-américain Mohamed Daadaoui a mis en lumière le rôle essentiel du Maroc dans la régulation des flux migratoires vers l’Europe. Universitaire et chercheur reconnu, il a décrit le Royaume comme un acteur responsable, dont la stratégie proactive en matière de contrôle des frontières et de lutte contre les réseaux criminels a été saluée par la communauté internationale.

Selon lui, cette approche s’appuie sur une doctrine bien structurée, combinant prévention, surveillance et actions humanitaires en mer. Une méthode qui a permis au Maroc de se positionner comme un partenaire crédible et fiable sur la scène migratoire, tout en renforçant sa crédibilité auprès de ses voisins directs.

Une coopération bilatérale efficace, mais des défis persistants

Daadaoui a souligné l’efficacité des partenariats entre le Maroc et l’Espagne, notamment pour démanteler les réseaux de passeurs et organiser des sauvetages en mer. Ces collaborations transfrontalières ont démontré leur utilité, mais l’expert a tenu à rappeler une évidence : « Aucun pays ne peut porter seul le poids de la gestion des migrations irrégulières ».

Il a insisté sur le fait que les flux migratoires, souvent transcontinentaux, nécessitent une réponse coordonnée à l’échelle internationale. Sans une implication partagée des États concernés, les efforts d’un seul pays restent limités face à l’ampleur des défis.

Vers une approche européenne plus solidaire avec le Maroc

Pour remédier à cette situation, l’universitaire a appelé les institutions européennes à revoir leur approche. Selon lui, la clé réside dans l’adoption d’une politique migratoire centrée sur les causes profondes des départs : inégalités socio-économiques, insécurité et manque d’opportunités.

Il a réitéré que le succès des mesures en Méditerranée passe inévitablement par un renforcement des liens avec le Maroc, qualifié de « partenaire de confiance ». Une collaboration renforcée permettrait, selon lui, d’instaurer une gestion plus équilibrée et durable des flux migratoires.