Alger, juin 2026 — Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) vient de connaître un tournant historique. Réunis en capitale algérienne, les représentants du Niger, de l’Algérie et du Nigeria ont officiellement validé la dernière version de l’étude de faisabilité. Une décision qui marque un engagement sans précédent pour concrétiser ce mégaprojet énergétique essentiel au développement du continent.

Avec un tracé d’environ 7 150 kilomètres, ce gazoduc vise à transporter le gaz naturel nigérian à travers le Niger jusqu’en Algérie, avant d’être exporté vers l’Europe et d’autres marchés internationaux. Pour les trois pays partenaires, cette infrastructure représente bien plus qu’un simple corridor énergétique : elle incarne une stratégie commune pour renforcer la position de l’Afrique sur l’échiquier énergétique mondial.

Un projet d’envergure aux retombées économiques majeures

L’approbation de cette étude de faisabilité actualisée couronne des années de négociations et de défis logistiques. Dans un contexte mondial où la quête d’alternatives énergétiques s’intensifie, le TSGP se profile comme une solution durable pour diversifier les approvisionnements en gaz. Son impact dépasse les frontières : il pourrait dynamiser les économies locales en créant des emplois, en attirant des investissements étrangers et en stimulant le développement d’infrastructures complémentaires dans les régions sahéliennes traversées.

Ministère du Pétrole

Une coopération tripartite renforcée pour concrétiser le projet

Les trois nations ont réaffirmé leur volonté de collaborer étroitement pour finaliser les prochaines étapes. La coordination entre les compagnies nationales d’hydrocarbures est désormais au cœur des priorités. L’Algérie, en initiant les travaux sur sa section du gazoduc, envoie un signal fort de son engagement. Ce chantier s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider le rôle de l’Algérie comme acteur clé dans l’exportation de gaz vers l’Europe.

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Le Niger, acteur central du gazoduc transsaharien

Situé au cœur du tracé, le Niger se positionne comme un maillon indispensable de ce projet. Au-delà des revenus générés par les droits de transit, ce gazoduc pourrait transformer le secteur énergétique national et améliorer les infrastructures locales. Dans un environnement régional en pleine mutation, Niamey mise sur ce partenariat pour affirmer sa souveraineté économique et renforcer son intégration au sein de la zone sahélienne.

Le défi reste entier : passer de l’étude technique à la réalité concrète. Si le potentiel du TSGP est largement reconnu, sa réussite dépendra de la capacité des trois États à maintenir leur collaboration et à mobiliser les financements nécessaires. Un projet ambitieux, qui pourrait redéfinir les équilibres énergétiques africains et offrir de nouvelles perspectives de développement.

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