La célébration du sacre du PSG en finale de la Ligue des champions a été marquée par de nombreux incidents à travers l’France. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dressé un bilan faisant état de 780 interpellations sur l’ensemble du territoire national, un chiffre en progression de 32 % par rapport aux festivités de l’année précédente. Ces arrestations ont débouché sur le placement en garde à vue de 457 individus. Pour la seule zone de Paris et sa banlieue, les forces de l’ordre ont procédé à 283 interpellations.

Le membre du gouvernement a fermement condamné ces agissements, qualifiant les débordements d’« absolument inacceptables ». Le bilan humain fait également état de 57 policiers et gendarmes blessés au cours de la nuit.

Un drame de la route et des blessés graves dans la capitale

Outre les heurts avec les forces de sécurité, la nuit a été endeuillée par un accident de la circulation sur le boulevard périphérique parisien. Un jeune homme, né en 2002, a perdu la vie alors qu’il circulait en motocross. Selon les premiers éléments recueillis auprès de témoins, le conducteur aurait percuté de plein fouet des blocs de béton au niveau de la porte Maillot, sur une bretelle de sortie du périphérique extérieur.

La violence s’est également manifestée par une agression à l’arme blanche dans les rues de Paris, laissant une victime entre la vie et la mort. Par ailleurs, un automobiliste a fauché deux piétons avant de prendre la fuite. L’individu aurait perdu la maîtrise de son véhicule, finissant sa course contre la terrasse d’un établissement. Si l’une des victimes est sérieusement touchée, ses jours ne seraient pas en danger selon les dernières informations disponibles.

« Les manifestations festives ont été émaillées de débordements que nous avions anticipés dans notre dispositif », a toutefois nuancé Laurent Nuñez lors d’une intervention nocturne.

Des policiers des CRS sur l'avenue des Champs-Elysées, lors de la finale de la Ligue des champions, à Paris, le 30 mai 2026. (ROMEO BOETZLE / AFP)

Un dispositif sécuritaire massif pour un calendrier chargé

La préfecture avait déployé des moyens exceptionnels pour encadrer cette soirée à hauts risques. Au total, 22 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés dans tout le pays, dont 8 000 affectés spécifiquement à l’agglomération parisienne. Ce déploiement visait non seulement à sécuriser l’après-match du PSG, mais aussi à gérer une concentration rare d’événements majeurs dans la capitale.

En plus de la ferveur liée au football, les autorités devaient composer avec le tournoi de tennis de Roland-Garros, une rencontre de rugby, ainsi que des concerts géants, notamment celui d’Aya Nakamura au Stade de France et celui de Damso à Nanterre. Ce quadrillage sécuritaire minutieux visait à prévenir les incidents dans un contexte de forte affluence.