Le port de Cotonou a traité 14,7 millions de tonnes de marchandises en 2025, contre 9,6 millions en 2024. Une progression de plus de 50 % qui confirme la montée en puissance de l’infrastructure béninoise comme plateforme commerciale régionale.
Une dynamique portée par le transit régional
Le trafic de transit enregistre une hausse significative, tirée par l’augmentation des échanges avec le Burkina Faso, le Nigeria et le Tchad. Hydrocarbures, produits manufacturés et marchandises diverses destinées aux marchés intérieurs alimentent cette croissance.
Le port de Cotonou ne se contente plus de desservir le Bénin. Il vise désormais un vaste espace régional, s’appuyant sur ses infrastructures, sa position géographique et ses connexions routières.
Burkina Faso : un débouché en pleine expansion
D’importants volumes de marchandises, notamment des produits énergétiques, transitent par le port avant d’être acheminés vers le marché burkinabè. Le Burkina Faso s’affirme comme un partenaire commercial de premier plan.
Nigeria : un partenaire stratégique
La proximité du marché nigérian et les difficultés rencontrées par certains ports de la région ouvrent de nouvelles perspectives pour Cotonou. Le port béninois se positionne comme une solution complémentaire pour l’acheminement de marchandises destinées aux entreprises et aux consommateurs nigérians.
Tchad : un potentiel à exploiter
En diversifiant ses itinéraires d’approvisionnement, le Tchad pourrait renforcer les activités de transit au départ du littoral béninois. Un marché à fort potentiel pour le port de Cotonou.
Des investissements pour soutenir la croissance
Pour accompagner cette progression, le port de Cotonou prévoit de nouveaux investissements. L’objectif : atteindre progressivement 25 millions de tonnes de marchandises par an.
Le développement des terminaux à conteneurs constitue une priorité. La plateforme portuaire souhaite également renforcer ses équipements de manutention, améliorer les accès routiers et faciliter la circulation des camions vers les pays voisins.
Ces investissements devraient améliorer la compétitivité du port, réduire les délais d’acheminement et favoriser l’installation de nouvelles entreprises spécialisées dans la logistique, le transport et la distribution.
Un levier pour l’économie béninoise
La croissance du port de Cotonou représente un enjeu majeur pour l’économie du Bénin. L’augmentation du trafic peut générer davantage de recettes, stimuler les activités industrielles et créer des emplois dans les secteurs du transport, de la manutention et de la logistique.
Le développement portuaire renforce également l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers. Une plateforme moderne et bien connectée facilite l’implantation d’entreprises souhaitant accéder aux marchés d’Afrique de l’Ouest.
En misant sur la diversification de ses partenaires et l’amélioration de ses infrastructures, le port de Cotonou entend s’imposer comme un centre logistique régional incontournable. Cette ambition dépendra toutefois de la poursuite des investissements, de la qualité des corridors routiers et de la stabilité des échanges entre les pays de la région.

