Le PSG écrit l’histoire : un doublé en Ligue des champions après une victoire serrée contre Arsenal
Vingt-quatre heures après avoir été tenus en échec par les Gunners lors du match aller de la Supercoupe d’Europe, les Parisiens ont renversé la tendance en finale de Ligue des champions. Grâce à une séance de tirs au but maîtrisée (1-1, 4-3 t.a.b.), le club de la capitale conserve son titre et intègre le cercle très fermé des clubs ayant réussi l’exploit.
Un an après son sacre à Munich face à l’Inter Milan (5-0), le Paris Saint-Germain a vécu une finale bien différente à Budapest. Dominés en première période par un Arsenal ultra-organisé, les Parisiens ont dû patienter pour égaliser et s’imposer dans l’exercice des tirs au but, leur terrain de prédilection.
Contrairement à la démonstration de 2025, cette édition 2026 s’est jouée dans la difficulté. Le PSG, privé de spectacle offensif en première mi-temps, a subi la pression d’une équipe londonienne agressive. Pourtant, c’est bien Paris qui a su faire parler son expérience en fin de match, confirmant sa réputation de spécialiste des finales serrées.
Arsenal ouvre le score et domine la première période
Dès la 6e minute, Kai Havertz a mis en lumière la stratégie d’Arsenal. Titularisé en pointe par Mikel Arteta, l’international allemand a profité d’une erreur de Marquinhos pour s’infiltrer côté gauche et tromper Safonov d’une frappe puissante. Ce but précoce a donné le ton : les Gunners ont imposé un pressing intense et un jeu direct, limitant les initiatives parisiennes.
Malgré six tentatives en première mi-temps, le PSG n’a jamais réussi à créer l’entame. Le 4-2-3-1 britannique a neutralisé le trio Doué-Dembélé-Kvaratskhelia, réduisant à néant les espoirs d’un festival offensif à la hauteur des demi-finales contre le Bayern Munich (5-4).
Le PSG réagit et force la prolongation
C’est finalement Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, qui a égalisé à la 65e minute. Après une percée de Kvaratskhelia dans la surface, le Géorgien a été fauché par Mosquera, offrant un penalty au Portugais. Sa frappe croisée a battu Raya, relançant les Parisiens dans la partie.
Mieux organisés après la pause, les hommes de Luis Enrique ont multiplié les occasions : poteau pour Kvaratskhelia (77e), arrêts décisifs de Raya face à Barcola (85e) et sur une frappe de Vitinha (89e). La fatigue a gagné les deux camps, rendant la séance de tirs au but inévitable.
Un neuvième club sacré pour un doublé historique
En s’imposant aux tirs au but, le PSG rejoint un club très sélect : celui des clubs ayant remporté deux Ligues des champions consécutives. Avec ce doublé, les Parisiens deviennent le neuvième club de l’histoire à réaliser cet exploit, après des légendes comme le Real Madrid, le Bayern Munich ou le Milan AC.
Cette victoire marque également la quatrième consécration parisienne en tirs au but d’affilée, après la Supercoupe d’Europe face à Tottenham, la Coupe intercontinentale contre Flamengo et le Trophée des champions face à l’OM. Une série qui confirme leur statut de rois de l’exercice.
L’arbitrage au cœur des débats
Daniel Siebert, l’arbitre allemand de la rencontre, a été au centre des polémiques. Critiqué pour sa nomination, il a laissé passer une main de Saka dans la surface (16e) et accordé un temps de jeu excessif à Arsenal, selon les observateurs. Un second carton jaune aurait pu être sifflé pour Mosquera après son tacle sur Kvaratskhelia (62e), mais l’arbitre a finalement opté pour un simple avertissement. Mikel Arteta, conscient de l’avantage obtenu, a retiré son défenseur dans la foulée.
L’entraîneur d’Arsenal a également exprimé son mécontentement après l’absence de penalty pour Noni Madueke face à Nuno Mendes (103e), une décision qui a alimenté les frustrations londoniennes.