Pour une gouvernance électorale apaisée en Côte d’Ivoire : la 2PFJ prône l’unité nationale

La Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) a récemment interpellé les autorités ivoiriennes sur l’urgence de concrétiser des réformes électorales fondées sur le dialogue et l’inclusivité. Dans un communiqué rendu public ce mois-ci, l’organisation a souligné que la stabilité politique de la Côte d’Ivoire passe nécessairement par une refonte transparente et consensuelle du système électoral.

Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ.

Un diagnostic partagé pour des réformes électorales durables

Selon la 2PFJ, toute réforme électorale digne de ce nom en Côte d’Ivoire doit s’appuyer sur un état des lieux rigoureux de la situation socio-politique du pays. L’organisation rappelle que les crises passées ont laissé des cicatrices profondes au sein de la société ivoirienne, et que les réformes actuelles ne sauraient se limiter à des annonces sans lendemain. Pour elle, il est impératif de transformer cette dynamique en un processus de dialogue républicain, impliquant l’ensemble des forces vives du pays.

Jean-Martial N’Guessan, à la tête du conseil d’administration de la 2PFJ, insiste sur la nécessité de bâtir un futur organe de gestion des élections qui bénéficie d’un consensus national. Cette approche vise à restaurer la confiance des citoyens et des acteurs politiques dans les institutions électorales.

Des propositions concrètes pour une gouvernance électorale rénovée

La plateforme formule plusieurs recommandations précises. Parmi elles, la création de commissions techniques paritaires, associant gouvernement, opposition et société civile. Ces instances auraient pour mission de déterminer les prérogatives, l’autonomie financière et l’indépendance des trois nouvelles entités proposées, ou toute autre structure institutionnelle retenue.

La 2PFJ met également l’accent sur l’importance de la confiance mutuelle pour la réussite des discussions. Elle demande ainsi la libération des détenus politiques et la facilitation du retour des exilés, deux mesures jugées essentielles pour créer un climat propice aux échanges.

Une représentation équitable des femmes et des jeunes

Pour garantir une veille citoyenne inclusive, la 2PFJ exige que les futures institutions électorales réservent une place significative aux femmes et aux jeunes. Elle rappelle que ces groupes, souvent marginalisés dans les processus décisionnels, jouent un rôle clé dans la consolidation de la paix et de la démocratie.

L’organisation reconnaît que les tensions électorales ont éprouvé la population ivoirienne. Pourtant, elle rappelle avec optimisme que les Ivoiriennes et les Ivoiriens ont su, par le passé, dépasser leurs divergences pour servir l’intérêt commun. La réforme de la gouvernance électorale représente, à ses yeux, une opportunité historique de bâtir une Côte d’Ivoire plus unie, plus résiliente et plus prospère.

Un contexte politique marqué par des avancées récentes

Rappelons que le gouvernement ivoirien a récemment organisé une réunion d’envergure le 22 juin 2026, sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé. Cette séance, présentée comme une plateforme d’échange élargie, a rassemblé partis politiques, mouvements associatifs et acteurs de la société civile. L’objectif affiché ? Explorer les pistes de réforme du système électoral et dégager des solutions pérennes pour l’avenir démocratique du pays.