Le ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, en collaboration avec les partenaires portuaires, a lancé les travaux de la 5ᵉ édition du forum tripartite RCA–Tchad–Cameroun. Cette rencontre de haut niveau, qui a débuté ce lundi 11 mai 2026 à N’Djamena, se concentre sur l’amélioration du transit des marchandises via les infrastructures portuaires camerounaises. La cérémonie d’ouverture a été dirigée par la ministre tchadienne des Transports et de l’Aviation civile, Fatima Goukouni Weddeye.
Un espace stratégique pour la coopération économique
Prévu pour durer jusqu’au 13 mai 2026, ce forum s’impose comme un levier diplomatique et technique essentiel pour consolider les liens économiques entre le Tchad, la République centrafricaine et le Cameroun. L’objectif est clair : lever les obstacles au commerce transfrontalier et fluidifier les échanges.
Lors de son intervention, Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè, ministre des Transports du Cameroun, a tenu à saluer la volonté politique des dirigeants des trois nations. Il a souligné que les ports camerounais ne sont pas seulement des actifs nationaux, mais des outils de développement vitaux pour la RCA et le Tchad, témoignant d’une solidarité géographique indéfectible.
Des enjeux logistiques et humains
« La dynamique de coopération que nous impulsons est porteuse d’avenir », a affirmé le ministre camerounais. Il a également profité de cette tribune pour évoquer, dans un esprit de fraternité, la situation d’un conducteur camerounais actuellement retenu au Tchad, appelant à un dénouement rapide de cette affaire.
De son côté, Fatima Goukouni Weddeye a rappelé l’importance vitale de ces discussions pour les pays enclavés. Selon elle, l’efficacité des corridors menant aux ports de Douala et de Kribi est un facteur déterminant pour :
- Garantir l’approvisionnement régulier des marchés nationaux ;
- Réduire les coûts logistiques pesant sur les consommateurs ;
- Améliorer la compétitivité globale des économies de la sous-région.
Durant ces trois jours de réflexion, des représentants des secteurs public et privé vont confronter leurs expériences. Ensemble, ils s’attelleront à proposer des réformes concrètes pour optimiser le transit, diminuer les frais de transport et accélérer l’intégration économique régionale.