Dès son investiture à la tête du Bénin, Romuald Wadagni a présenté la composition de son premier gouvernement. Cette équipe, composée de 22 ministres et 3 ministres délégués, allie des visages expérimentés du précédent mandat à l’arrivée de nouvelles compétences stratégiques. Une stratégie visant à assurer une transition fluide tout en marquant l’action politique d’une empreinte personnelle.

Ce nouveau gouvernement incarne la poursuite des réformes économiques et sociales initiées sous Patrice Talon, tout en y intégrant des priorités renouvelées. Les axes forts de cette mandature incluent la modernisation numérique, l’innovation technologique et une gouvernance publique optimisée pour répondre aux défis contemporains.

Parmi les nominations clés, Yvon Détchénou prend la direction du ministère de la Justice et de la Législation, tandis qu’Aristide Médenou se voit confier le portefeuille de l’Économie et des Finances. À la Défense nationale, Gildas Agonkan est nommé, et Djibril Mama Cissé Moussa se charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

La diplomatie béninoise sera dirigée par Corinne Amori Brunet, qui occupera le poste de ministre des Affaires étrangères. Olushegun Adjadi Bakari, reconduit au ministère du Tourisme, du Commerce extérieur et de l’Industrie, continuera de jouer un rôle central dans la promotion de l’attractivité économique du pays.

Les secteurs sociaux bénéficient également de cette dynamique de continuité et d’innovation. Benjamin Hounkpatin reste à la Santé, Véronique Tognifodé prend en charge la Famille et l’Action sociale, et Sedami Medegan Fagla se voit confier l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique.

Une des innovations majeures de ce gouvernement réside dans la création d’un ministère dédié à la Transformation digitale et à l’Innovation, attribué à Mahouna Aklogan. Cette décision reflète l’engagement des nouvelles autorités à accélérer la modernisation technologique et à positionner le Bénin comme un acteur clé de la transition numérique en Afrique de l’Ouest.

Dans le domaine des infrastructures, Georges Alley est nommé ministre des Transports et du Cadre de vie, tandis qu’Edouard Dahomey prend la tête du ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines. Ces nominations visent à renforcer la qualité des services publics et à soutenir le développement durable du pays.

Le gouvernement compte également trois ministres délégués, ainsi que Wilson Gakpéto, nommé secrétaire général du gouvernement. Ce dernier occupera une fonction stratégique pour coordonner l’action gouvernementale et assurer la cohésion entre les différents ministères.

Avec cette première équipe, Romuald Wadagni affiche une vision équilibrée entre stabilité institutionnelle, héritage administratif et nouvelles orientations de développement. Les défis économiques, sociaux et technologiques restent au cœur des priorités, dans un contexte où les attentes des citoyens et des partenaires internationaux sont particulièrement élevées.