Tchad : les magistrats et le ministre de la sécurité en quête d’entente
À N’Djamena, une rencontre au sommet a permis d’apaiser les relations entre les magistrats et le ministre de la Sécurité publique. Cet échange, organisé pour dissiper les malentendus, a réuni des figures clés du gouvernement, dont la ministre de la Justice et le titulaire du ministère de la Sécurité.
Une réunion pour rétablir le dialogue institutionnel
Le 27 mai, au ministère de la Justice à N’Djamena, les responsables judiciaires et sécuritaires ont discuté des tensions nées des déclarations du ministre de la Sécurité publique. Parmi les participants figuraient la ministre de la Justice, Ndolenodji Alixe Naimbaye, et le ministre de la Sécurité publique, Ali Ahmat Aghabache.
La ministre a insisté sur l’importance cruciale du dialogue entre les institutions pour garantir un climat de travail serein. De son côté, le ministre de la Sécurité a reconnu que ses propos, tenus lors d’une réunion sur l’occupation illégale des espaces publics, avaient été détournés par des montages vidéo. Il a tenu à préciser qu’il n’avait aucunement l’intention de remettre en cause l’autorité judiciaire.
Les syndicats de magistrats vigilants
Les représentants des syndicats judiciaires ont exprimé leurs inquiétudes face à des déclarations perçues comme une remise en cause de l’indépendance de la justice. Malgré leur mécontentement, ils ont salué les excuses présentées par le gouvernement et le ministre. Ils ont cependant demandé des éclaircissements sur certains termes jugés flous.
Le ministre a admis que ses propos pouvaient prêter à confusion et s’est engagé à publier des excuses formalisées. Le Premier Président de la Cour Suprême a appelé à renforcer le dialogue entre les institutions pour préserver la stabilité et la confiance dans le système judiciaire tchadien.
Vers une clarification des excuses
Les participants ont convenu d’harmoniser les termes de la lettre d’excuses et de publier un communiqué commun pour expliquer les mesures d’apaisement. Cette rencontre s’est terminée dans une atmosphère de compréhension mutuelle, marquant une étape positive pour les relations entre les deux institutions.