Dans le cadre du Programme de Résilience du Secteur Agricole (PRSA), une formation a été organisée à Bakara par la Banque mondiale et l’Agence Nationale des Investissements et des Exportations (ANIE). L’objectif : améliorer la gestion des exportations et des importations de produits agricoles, en mettant l’accent sur les normes internationales et les systèmes de quarantaine végétale et animale.
Gotoraye Arnaud, coordonnateur du tableau de bord du commerce et du marché agricole-PRSA-TD, a souligné que l’accès aux marchés extérieurs reste un défi de taille pour les producteurs tchadiens. Parmi les obstacles : la lourdeur des procédures d’exportation, le respect des normes de qualité et de sécurité, ainsi que l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires. La formation vise à renforcer les compétences opérationnelles des participants sur les certifications internationales, les chaînes logistiques d’exportation et la prévention des risques douaniers.
Le directeur général adjoint de l’ANIE, Dadi Adoum Arsin, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision gouvernementale du Tchad, qui mise sur la diversification économique, la transformation locale des productions nationales, le développement du secteur privé et la promotion des exportations. Elle s’aligne également sur le Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 », qui ambitionne de faire du secteur privé un moteur de croissance, de création d’emplois et d’intégration régionale.
Pour concrétiser cette ambition, le Tchad doit construire une économie capable de produire plus et de vendre au-delà de ses frontières. La promotion des exportations devient ainsi un levier de souveraineté économique. L’entrée en vigueur de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine ouvre un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Dans ce contexte, seuls les pays qui investiront dans la qualité, la normalisation, la certification et le renforcement des capacités de leurs opérateurs pourront tirer parti de l’intégration économique africaine. Le Tchad entend ne pas rester en marge.
L’ANIE souhaite créer un écosystème où les entreprises trouvent information, accompagnement technique, opportunités de marché et partenariats. Elle se veut un partenaire de proximité, un catalyseur de croissance, un facilitateur des échanges et un ambassadeur du savoir-faire tchadien sur les marchés internationaux. Cette formation illustre cette ambition et marque une étape dans l’engagement collectif pour une agriculture plus compétitive, des entreprises plus performantes et un Tchad mieux intégré aux échanges économiques régionaux et internationaux. Elle a réuni des acteurs des secteurs public et privé impliqués dans le commerce agricole, les contrôles sanitaires et phytosanitaires, la production, la transformation et la promotion des exportations.