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Quand Lomé mise sur Moscou et Ankara pour sécuriser son front sahélien
Le Togo a discrètement renforcé ses dispositifs antiterroristes ces dernières années. En parallèle de son partenariat avec la Turquie, qui lui apporte un appui aérien et logistique, Lomé a également ouvert ses portes à la Russie et à son groupe paramilitaire Africa Corps depuis 2025. Une stratégie audacieuse pour contrer la menace jihadiste au Sahel.
Une réponse régionale face à la montée des groupes armés
Les États du Sahel subissent depuis plusieurs années une escalade des attaques perpétrées par des groupes jihadistes. Face à cette insécurité grandissante, le Togo, situé en bordure de cette zone, a choisi une approche proactive en diversifiant ses alliances militaires. Alors que les besoins en sécurité s’intensifient, Lomé a engagé des discussions discrètes avec plusieurs acteurs internationaux, dont la Russie et la Turquie.
Lomé et Ankara : un partenariat aérien et logistique
Dès le début des années 2020, le Togo a noué des liens étroits avec la Turquie. Ce rapprochement s’est traduit par des accords militaires visant à moderniser ses capacités de défense. Parmi les apports turcs figurent notamment des drones et un soutien logistique, essentiels pour surveiller les frontières et contrer les infiltrations jihadistes. Ces collaborations ont également permis au pays d’accroître son autonomie opérationnelle dans la région.
L’Africa Corps de la Russie : une nouvelle donne sécuritaire
Depuis 2025, le Togo a franchi une étape supplémentaire en accueillant des membres de l’Africa Corps, une entité russe spécialisée dans les missions de sécurité et de formation militaire. Ce déploiement, bien que discret, marque un tournant dans la stratégie de défense togolaise. Les mercenaires russes offrent une expertise terrain et des moyens matériels adaptés aux défis actuels, complétant ainsi les dispositifs existants.
Un engagement controversé mais stratégique
Cette collaboration avec des acteurs externes, notamment la Russie, soulève des questions sur les implications géopolitiques pour le Togo. Cependant, face à la pression sécuritaire, Lomé semble privilégier l’efficacité opérationnelle. Les autorités togolaises justifient cette orientation par la nécessité de protéger les populations et de préserver la stabilité nationale.
Les échanges avec Moscou et Ankara s’inscrivent dans une logique de diversification des partenariats de défense. En misant sur des acteurs variés, le Togo cherche à anticiper les risques et à sécuriser ses frontières dans un contexte régional toujours plus tendu.
Quelles perspectives pour l’avenir ?
L’adoption de cette stratégie militaire plurielle pourrait redéfinir l’équilibre des forces en Afrique de l’Ouest. Alors que les groupes jihadistes restent une menace persistante, le Togo mise sur la coopération internationale pour renforcer sa résilience. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de ces alliances sur la sécurité nationale et régionale.